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Affaire Liana : Roussel dénonce un 'scandale d'État' et oppose 36 milliards aux 2,8 de l'enfance

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-15

Un drame qui aurait pu être évité

L'affaire Liana est qualifiée de « scandale d'État » par Fabien Roussel. Selon lui, « il y a de la colère contre l'État » et « ce drame aurait pu être évité ». La CIVIS — Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants — a émis 80 propositions. Une loi intégrale est sur la table. Roussel a déclaré : « Nous sommes en colère parce que nous sommes pleins à exiger la mise en œuvre de ces mesures et qu'il faut un drame terrible comme celui-là pour que enfin on se dise 'Ah oui, il faudrait faire quelque chose' ».

Emmanuel Macron et Brigitte Macron ont téléphoné aux parents de Liana.

Alain Duhamel, présent sur le plateau, a nuancé. Selon lui, le problème n'était pas un manque de moyens, mais un défaut de mobilisation.

Roussel a pointé un chiffre : 36 milliards d'euros pour augmenter le budget des armées. « Cette année, 6 milliards tout de suite », a-t-il précisé. Et en face, « 2 milliards 8 pour lutter contre les violences sexuelles contre les enfants, contre les femmes, pour mettre des infirmières dans les écoles, pour écouter la parole des enfants, pour sortir du déni ». L'argent existe, selon lui. Il est juste mal orienté.

36 milliards pour l'armée, 2,8 pour l'enfance : le combat budgétaire

« On s'est trouvé 36 milliards d'euros pour augmenter le budget des armées », a répété Roussel. « On s'est dit qu'on va augmenter le budget des armées de 6 milliards cette année. » Il a opposé cette somme aux 2,8 milliards nécessaires à la protection de l'enfance.

« Et on nous dit 'on est fauché' », a-t-il ironisé. « Par contre, on trouve du blé pour investir dans l'armement pour aller faire la guerre à l'extérieur. »

Alain Duhamel a reconnu que le budget de la justice avait augmenté de 50 % depuis 2017. Mais Roussel a rétorqué qu'une grande partie était partie pour la pénitentiaire. « Il n'empêche que le budget de la justice a été augmenté », a insisté Duhamel. « Je ne peux pas l'entendre, on est fauché », a coupé Roussel.

La gauche en miettes : Roussel face à Mélenchon et la dispersion

À dix mois du premier tour, la gauche ressemble à un puzzle sans solution. « 15 candidats potentiels », a avancé le présentateur. « La gauche confetti », titre la Tribune Dimanche, qui a publié une photo de quatorze prétendants dont Roussel, face à Jean-Luc Mélenchon.

Interrogé sur la responsabilité de sa candidature en 2022, Roussel a fermement répondu : « C'est totalement faux ». Selon la source, Mélenchon l'accuse de lui avoir volé des voix, l'empêchant d'accéder au second tour. Roussel renvoie la balle. « Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de donner des parrainages au NPA, monsieur Poutou, pour qu'il puisse présenter sa candidature. Cela lui a enlevé des voix. » Il ajoute : « Mes 2,3 % d'électeurs n'auraient jamais voté pour Jean-Luc Mélenchon. Ceux qui avaient prévu de voter pour moi se sont portés sur lui au nom du vote utile. C'est plutôt lui qui m'a fait les poches. »

Alain Duhamel a rappelé 2002. « La dispersion des voix à gauche a permis à Jean-Marie Le Pen d'arriver au second tour. » Mais Roussel relativise : « On n'en est qu'au début. Il n'y aura pas 15 candidats. » Le PCF organise trois votes internes : un texte d'orientation approuvé à plus de 60 %, un congrès à Lille début juillet, et un vote définitif le 6 septembre. « Nous voulons construire une candidature de rassemblement », a-t-il expliqué.

Le problème, selon lui, est ailleurs. « Ce qui me préoccupe le plus, c'est le projet, le contenu. Pas les personnes. » Il regrette que les grands meetings de Jean-Luc Mélenchon et de Raphaël Glucksmann n'abordent pas la crise sociale. « Les salaires, les retraites basses, l'inflation qui pèse sur les ménages. Les Français sont pris à la gorge. »

Une candidature pour porter les luttes sociales

Roussel veut une voix « originale à gauche, différente de celle de Jean-Luc Mélenchon ». Il mise sur les préoccupations quotidiennes : « Augmentation des salaires, des pensions, baisse du prix de l'électricité, blocage du prix de l'essence. »

Le secrétaire national du PCF appelle à des mobilisations immédiates. Il craint une crise grave si rien ne bouge.

Sur la diplomatie, Roussel a critiqué l'invitation de Donald Trump à Versailles. « J'aurais dialogué avec lui, mais j'aurais joué le rapport de force. Macron est naïf. » Selon lui, l'accord UE-États-Unis oblige l'Europe à acheter 750 millions de dollars de GNL et 650 milliards de dollars de biens et d'armement, avec 15 % de droits de douane. « C'est du racket. »

Alain Duhamel a répondu : « Les exportations européennes vers les États-Unis se portent mieux que l'inverse. On n'est pas si mauvais. » Roussel n'a pas cédé : « Il faut arrêter de dire qu'on est fauché. On trouve 36 milliards pour les armes, pas 2,8 pour les enfants. »

Sources

  • BFM TV, émission du 15 juin 2026, débat entre Fabien Roussel et Alain Duhamel.
  • Tribune Dimanche, article du 14 juin 2026 listant 14 candidats potentiels à gauche.
  • Enquête administrative en cours sur l'affaire Liana (non rendue publique au moment du débat).

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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