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SociétéÉpisode 5/4

Métro 24h à Paris : pourquoi le projet piétine-t-il encore ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-29
Illustration: Métro 24h à Paris : pourquoi le projet piétine-t-il encore ?
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Une promesse vieille de dix ans

  1. Valérie Pécresse, candidate à la présidence de la région Île-de-France, promet l'ouverture du métro 24h/24, selon la source. Une promesse électorale.

Septembre 2019. Île-de-France Mobilités lance les « Nuits festives ». Six lignes de métro (1, 2, 5, 6, 9, 14) et trois lignes de tramway (T2, T3a, T3b) fonctionnent toute la nuit le weekend, selon le coût mentionné dans la source : 600 000 euros par nuit. L'expérimentation dure trois nuits. Puis le Covid frappe. Le projet s'arrête.

Pourquoi ? Selon Laurent Props, directeur général d'Île-de-France Mobilités, « le bilan a été mitigé. Peut-être qu'on avait pas fait assez de communication, mais il y en a pas eu énormément de gens pendant la nuit et on s'est dit bon le rapport qualité-prix de faire circuler les métros toute la nuit était pas assez bon pour pouvoir poursuivre. »

Londres, l'exemple qui marche

Selon la source, en 2016, le maire Sadiq Khan inaugure le premier Night Tube. Cinq lignes centrales ouvertes chaque vendredi et samedi soir. 220 000 passagers par weekend, selon le reportage. Coût de fonctionnement annuel : près de 20 millions d'euros, selon la source.

Les retombées économiques sont estimées à 2 milliards d'euros d'ici 2030, selon la source, notamment pour le secteur de la nuit.

Selon un responsable de Transport for London (TfL) cité dans le reportage, « ce n'est pas impossible, mais ce n'est pas facile non plus car ça demande beaucoup de planification. Avant, toutes les nuits étaient consacrées à la maintenance. Alors, on a dû réfléchir pour concentrer la maintenance sur cinq nuits par semaine seulement, tout en assurant la sécurité des passagers. »

Les vrais freins : maintenance, matériel, argent

Selon la source, Laurent Props énumère les obstacles.

D'abord, l'entretien des infrastructures. « Aujourd'hui l'usage sur Paris, c'est d'entretenir le métro pendant les fermetures de la nuit, ce qui évite de fermer à d'autres moments dans l'année, dans la journée, le dimanche matin ou pendant le mois d'août par exemple. »

Ensuite, le matériel roulant. « Il a pas forcément le parc de matériel roulant qui est dimensionné pour pouvoir rouler toute la nuit. »

Selon la source, le coût pour les weekends est estimé à 60 ou 65 millions d'euros maximum, sur la base de 600 000 euros par nuit et 50 weekends. Laurent Props répond : « 60 millions d'euros, c'est 2 € sur le passe Navigo. Et la question, c'est est-ce que tout le monde veut payer 2 € sur le passe Navigo pour finalement avoir un transport la nuit qu'il n'utilisera pas forcément alors que il y a déjà un transport à la nuit qui est le bus de nuit qui fonctionne bien. »

Une question d'équité, selon la source.

Les lignes automatiques : la piste la plus simple

Selon la source, Marc Pélicier, président de la FNAUT Île-de-France, juge les lignes 1, 4 et 14 comme « de bonnes candidates pour une offre toute la nuit avec une partie des stations et probablement un démarrage les samedi soirs ».

Selon la source, Laurent Props confirme : « les automatiques c'est effectivement une bonne piste. D'ailleurs, on avait imaginé ce scénario là pour les Jeux Olympiques, pour les cérémonies de clôture notamment ou les cérémonies d'ouverture pour justement que les gens puissent toute la nuit faire la fête et rentrer. »

Mais selon lui, « il faut comme des gens dans la station, il faut comme des gens dans les PCC, il faut quand même entretenir les lignes. Donc c'est pas non plus complètement simple et ça coûte quand même un petit peu d'argent. »

Un besoin criant, une offre saturée

Selon la source, la fréquentation des bus Noctiliens a été multipliée par 3 depuis 2005. Selon Marc Pélicier, ils sont aujourd'hui « complètement saturés ».

Selon la source, chaque nuit, il y aurait entre 2 et 3 millions de déplacements nocturnes à Paris et en Île-de-France.

Le débat relancé, des discussions en cours

Selon la source, Emmanuel Grégoire a relancé le débat en 2024-2025. Selon Laurent Props, « il y a des discussions en cours entre Emmanuel Grégoire et Valérie Pécresse sur le sujet et donc ça sera peut-être l'occasion de réfléchir à ça et remettre à jour nos études pour voir l'opportunité du sujet. »

Rien de concret, donc, selon la source.

Sources :

  • Reportage de Myis septembre à Londres
  • Entretien avec Marc Pélicier (FNAUT Île-de-France)
  • Entretien avec Laurent Props (directeur général d'Île-de-France Mobilité)
  • Données de fréquentation des Noctiliens (multipliée par 3 depuis 2005)

📰Source :youtube.com

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