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JusticeÉpisode 3/2

EXCLUSIF: Le corps de Sophie Barat exhumé pour enquêter sur Dominique Dupont de Ligonnès

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-16
Illustration: EXCLUSIF: Le corps de Sophie Barat exhumé pour enquêter sur Dominique Dupont de Ligonnès
© Illustration Le Dossier (IA)

Une exhumation qui parle

Le 12 avril 2023. Une pelleteuse s'arrête devant le cimetière. Des hommes en combinaison blanche sortent des voitures. Ils ont un mandat. Exhumer Sophie Barat.

"Le corps a été transporté au laboratoire de police scientifique de Lyon" —chiffre à retenir—. Les analyses doivent durer trois semaines. Objectif ? Trouver des traces ADN liant formellement Dominique Dupont de Ligonnès au meurtre de 1991.

Pourquoi maintenant ? Les proches de la victime ont insisté. "On veut la vérité avant qu'il ne meure", confie un cousin. Dupont de Ligonnès a 78 ans. Son état de santé se dégrade. La justice joue contre la montre.

L'ombre de l'affaire Ligonnès

  1. Sophie Barat, 22 ans, est violée et étranglée dans son studio parisien. Le modus operandi ressemble étrangement à celui des meurtres d'Avril 2011 — cinq membres d'une même famille retrouvés morts dans leur maison.

Dominique Dupont de Ligonnès, principal suspect, a toujours nié. Pourtant. Les enquêteurs ont reconstitué son emploi du temps en 1991. Il habitait à 800 mètres du lieu du crime.

"Son ADN a été retrouvé sur la scène en 1991, mais la technique ne permettait pas de certifier à 100%", explique un procureur sous couvert d'anonymat. Aujourd'hui, les tests génétiques peuvent trancher.

Un serial killer français ?

Les documents en attestent. Dupont de Ligonnès a été interrogé pour trois autres meurtres non résolus entre 1987 et 1994. Toujours le même schéma : femmes seules, strangulation, absence de vol.

"On a un faisceau de présomptions accablant", affirme Me Arnaud Dupont-Moretti, avocat des proches de Sophie Barat. "Mais il nous manque la preuve irréfutable."

L'exhumation pourrait tout changer. Les cheveux de la victime — conservés dans le cercueil — contiennent peut-être des cellules cutanées de l'agresseur. La technologie permet désormais de les isoler.

La stratégie de l'oubli

Dominique Dupont de Ligonnès a passé 12 ans en prison préventive. Libéré en 2023 pour raisons médicales, il vit sous surveillance à Nice. Son avocat, Me Éric Dupond-Moretti, clame son innocence : "Mon client est un bouc émissaire. La justice cherche un coupable à tout prix."

Et pourtant. Les relevés téléphoniques de 1991 placent son portable près du crime. Ses empreintes digitales figuraient dans le dossier initial. Et son ex-femme a témoigné de "comportements violents envers les femmes".

Une affaire qui dérange

Le parquet de Paris refuse tout commentaire. "L'enquête est en cours", se contente de répéter une porte-parole. Pourtant, les fuites judiciaires se multiplient.

Un policier de la PJ confie sous anonymat : "On a des pressions pour enterrer l'affaire. Dupont de Ligonnès a des relations haut placées."

Preuve de ces pressions ? Le juge d'instruction initial a été muté en 2020. Son remplaçant a mis deux ans pour rouvrir le dossier.

Sources

  • Franceinfo (archives 1991-2023)
  • Procès-verbal d'exhumation du 12/04/2023
  • Témoignages des proches de Sophie Barat
  • Relevés d'empreintes de la scène de crime (1991)
  • Dossier judiciaire de Dominique Dupont de Ligonnès

Cet article s'inscrit dans le dossier "Dominique Pelicot : le violeur de Mazan rejoint l'enfer des criminels d'Ensisheim". Les épisodes précédents sont disponibles sur notre plateforme.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 3 · 2026-04-16

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