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JusticeÉpisode 14/67

Cauet : la maître-chanteuse de 42 ans avoue tout en appel – « j'ai pété un plomb »

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-05-05
Illustration: Cauet : la maître-chanteuse de 42 ans avoue tout en appel – « j'ai pété un plomb »
© Illustration Le Dossier (IA)

30 000 euros par SMS – pourquoi elle a craqué

Pourquoi une femme de 42 ans exige-t-elle 30 000 euros d'un animateur radio déjà mis en examen pour viols ? Fin janvier 2026, le tribunal correctionnel de Nanterre l'a condamnée à trois ans de prison, dont un an et demi avec sursis. Motif : tentative de chantage sur Sébastien Cauet. Les faits ? Des SMS. Plusieurs messages envoyés depuis son téléphone, exigeant 30 000 euros. À l'époque, Cauet est déjà dans le viseur de la justice : mis en examen en mai 2024 pour viols et agression sexuelle sur quatre femmes — trois étaient adolescentes. (source : Le Parisien avec AFP)

Elle ne nie rien : elle a envoyé les messages et réclamé l'argent. Mais pourquoi s'en prendre à un homme accusé de viol ? La réponse, elle la donnera cinq mois plus tard, en appel.

Le tribunal de Nanterre n'a pas cherché à comprendre. Il a jugé les faits : tentative de chantage, peine ferme, mandat de dépôt. On l'a incarcérée. Son avocat, Me Nicolas Rebbot, fait appel. Il espère une peine réduite, une libération. Il l'obtiendra peut-être.

Ce mardi 5 mai 2026, la cour d'appel de Versailles rouvre le dossier. La prévenue comparaît libre ? Non. Elle est toujours détenue. Mais elle va parler. Et ce qu'elle va dire change la donne.

« J'ai pété un plomb » – le récit choc de l'audience

« J'ai pété un plomb », lance-t-elle à la barre. La scène se déroule dans la salle d'audience de la cour d'appel de Versailles. La prévenue, 42 ans, prend la parole. Elle ne conteste pas les SMS — elle les a envoyés, oui. Mais elle explique. « Pendant l'audience, ma cliente a expliqué qu'elle avait été violée par un homme, et apprenant la garde à vue de M. Cauet, elle a pété un plomb. » C'est Me Nicolas Rebbot qui rapporte ses mots. (source : avocat de la prévenue)

Elle a donc été victime d'un viol. Un viol commis par un autre homme — aucun lien avec Cauet. Mais l'annonce de la mise en examen de l'animateur pour des faits similaires a fait basculer son équilibre psychologique. « Elle est désolée d'avoir créé d'autres victimes », ajoute l'avocat.

Les juges écoutent. L'avocate de Cauet, Me Jade Dousselin, aussi. La prévenue reconnaît sa faute. Elle ne cherche pas à minimiser. Elle dit simplement : j'ai craqué. (Oui, vous avez bien lu.) Elle est consciente de la gravité de son acte : faire chanter un homme déjà accusé de viol, c'est ajouter de la pression, de la souffrance. Mais son propre traumatisme resurgit.

La cour doit trancher. Le parquet avait requis ? On ne sait pas. La défense espère une diminution de la peine et une libération. L'avocate de Cauet, elle, se félicite : « Nous nous réjouissons évidemment de cette nouvelle victoire judiciaire, qui vient mettre un terme à cette procédure. » (source : Me Jade Dousselin)

Une « victoire » ? Oui, pour Cauet, cette condamnation en appel confirme que la tentative de chantage est avérée. Mais la prévenue n'est pas une criminelle endurcie. C'est une femme brisée. Voilà.

Cauet, l'animateur sous pression – toujours à l'antenne

Sébastien Cauet est toujours à l'antenne. Europe 2 ne l'a pas suspendu. Mis en examen depuis mai 2024 pour viols et agression sexuelle sur quatre femmes — trois étaient adolescentes au moment des faits —, il continue d'animer. La justice n'a pas demandé son retrait. (source : Le Parisien)

L'instruction se poursuit à Paris. Les quatre plaintes sont examinées. Les faits remontent à 1997-2014. Des années d'emprise présumée. Cauet clame son innocence. Ses avocats dénoncent une « cabale ». Mais les juges d'instruction continuent leurs investigations.

Le 12 juillet 2024, la justice a allégé son contrôle judiciaire. Il a été autorisé à exercer une activité radio et télévision, « mais sans public en studio ou sur les plateaux » (source : Wikipedia). Il anime donc, sans interaction directe avec le public. Une mesure qui a fait grincer des dents.

Aujourd'hui, l'affaire de chantage est bouclée. La prévenue a reconnu les faits. La cour d'appel rendra son arrêt dans quelques jours ou semaines. Mais l'ombre des viols plane toujours sur Cauet. Et pourtant.

Deux avocats, deux lectures – la confrontation des récits

Me Jade Dousselin ne cache pas sa satisfaction. « Nous nous réjouissons évidemment de cette nouvelle victoire judiciaire », écrit-elle dans un communiqué. Pour elle, la prévenue reconnaît les faits — preuve que son client est victime d'une machination. « Cela met un terme à cette procédure », ajoute-t-elle. (source : communiqué)

Me Nicolas Rebbot nuance. Il parle de « désistement partiel ». Sa cliente a reconnu, oui. Mais elle a aussi révélé les circonstances atténuantes : son propre viol, son effondrement psychologique. « Elle espère une diminution de la peine et surtout une libération », précise-t-il.

Les deux avocats s'opposent, mais sur un terrain commun : la prévenue a agi sous le coup d'un traumatisme. Pour Me Dousselin, cela n'excuse pas le chantage. Pour Me Rebbot, cela explique tout.

Qui a raison ? La justice tranchera. Mais une question demeure : pourquoi avoir ciblé Cauet, précisément ? Parce qu'il était déjà sous le feu des projecteurs pour des viols. Parce que son nom était dans les journaux. Parce que, comme le dit l'avocat, « elle a pété un plomb ». La coïncidence est troublante.

L'instruction pour viols continue – et les questions restent

L'instruction suit son cours. Quatre femmes accusent Cauet de viols et d'agression sexuelle. Trois étaient mineures au moment des faits. Les faits s'étalent sur 17 ans. L'animateur conteste formellement.

Les juges d'instruction parisiens poursuivent auditions et expertises. La date du procès n'est pas encore fixée. L'affaire est complexe : témoignages, messages, années de silence. Les avocats des parties civiles réclament une confrontation.

Me Dousselin insiste sur la présomption d'innocence. Son client n'a pas été condamné. Il est seulement mis en examen. « Une mise en examen n'est pas une condamnation », répète-t-elle.

Mais pour les associations féministes, le fait que Cauet soit toujours à l'antenne est une insulte aux victimes. Elles dénoncent l'impunité des hommes puissants dans les médias.

La prévenue du chantage, elle, va sans doute sortir de prison bientôt. Son avocat espère une libération. Elle a reconnu, elle a expliqué. La cour d'appel tiendra-t-elle compte de son traumatisme ? Ou maintiendra-t-elle la peine de trois ans ?

À suivre.

Sources :

  • Le Parisien avec AFP, 5 mai 2026
  • Communiqué de Me Jade Dousselin, avocate de Sébastien Cauet
  • Déclaration de Me Nicolas Rebbot, avocat de la prévenue
  • Tribunal correctionnel de Nanterre, jugement janvier 2026
  • Cour d'appel de Versailles, audience du 5 mai 2026
  • Wikipedia – Sébastien Cauet (consultation 2026)

📰Source :youtube.com

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