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PolitiqueÉpisode 15/7

Viols et agressions sexuelles : Macron entouré d'accusés, la France condamnée

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-14
Illustration: Viols et agressions sexuelles : Macron entouré d'accusés, la France condamnée
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Dès son élection en 2017, Emmanuel Macron promettait solennellement que les femmes n'étaient plus seules. Dix ans plus tard, plusieurs ministres et proches du président sont accusés de violences sexuelles. Gérald Darmanin, Nicolas Hulot, Damien Abad. La liste s'allonge. Le 25 avril 2025, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné la France pour n'avoir pas protégé des victimes de viol. Huit Françaises ont vu leurs requêtes acceptées — un chiffre historique. Clara Hachour, 19 ans en 2018, attend toujours.

Une promesse, des ministres, des plaintes

  1. Macron promet de « virer les ministres mis en examen ». Il le dit clairement : « un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu'il est mis en examen ». Mais en 2022, le candidat change. Interrogé sur BFM, il refuse de s'engager à ne plus avoir de ministre accusé de viol. « Je crois à la présomption d'innocence », répond-il.

La magistrate de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) le rappelle : « La présomption d'innocence ne signifie pas tout à fait innocence. » Une personne mise en examen, c'est « officiellement en situation que des juges indépendants ont dit qu'il y avait suffisamment d'indices graves ou concordants laissant présumer sa participation à l'infraction ». Donc une présomption de participation. Pas une innocence.

Pourtant, Macron conserve ses ministres. Il garde Nicolas Hulot jusqu'au dernier moment. Il garde Damien Abad jusqu'au dernier moment. Il met Gérald Darmanin à l'Intérieur, puis à la Justice. Il ne renvoie aucun signal. Aucun micro-signe que le combat contre les violences faites aux femmes est important.

La liste s'allonge

En 2023, Mathilde Viot tente de dresser une liste sur BFM. Elle énumère : Gérald Darmanin accusé de viol. Nicolas Hulot accusé d'agressions sexuelles. Damien Abad accusé de viol. Benoît Simon condamné pour violence conjugale. Stéphane Trompille accusé de harcèlement sexuel. Yannick Cori signalé pour agression sexuelle sur une élue. Gilles Legendre signalé pour agression sexuelle. Olivier Duhamel proche de Macron, accusé de viol. Christos Zakaropoulos accusé de viol. Pierre Cabaret accusé de harcèlement moral, sexuel et d'agression sexuelle. Joël Guerriau — « on peut considérer que ça fait partie de l'univers de la Macronie ». Éric Dupond-Moretti, suspendu après avoir touché son sexe devant une magistrate. Dominique Boutonnat, grand donateur de Macron, président du CNC, accusé de viol. Marc Guillaume accusé de harcèlement sexuel. Laurent Bigorgne, proche d'Emmanuel Macron, condamné pour avoir tenté d'agresser une collaboratrice après administration de substances chimiques.

Clara Hachour : « J'ai été jugée par le patriarcat »

  1. Clara Hachour a 19 ans. Victime d'un viol par un ami. « J'ai porté plainte dès le lendemain », raconte-t-elle. Quatre ans de procédure. Au procès, elle apprend qu'elle a été droguée à son insu. Qu'il y a des lésions gynécologiques graves. Le verdict ? Acquittement. « Je m'attendais à ce que ce soit professionnel et neutre. Ça n'a pas été le cas. J'ai entendu beaucoup de propos sexistes. J'ai eu la sensation d'être jugée par le patriarcat. » — Pourtant, c'étaient des femmes.

Clara Hachour saisit la CEDH. Comme elle, sept autres Françaises. 95 % des dossiers reçus par la cour sont rejetés. Mais les huit requêtes sont jugées recevables. Historique.

La CEDH condamne la France

25 avril 2025. La CEDH condamne la France pour manque de protection effective de trois mineurs ayant déposé plainte pour viol. Pour la première fois, l'Hexagone est condamné au titre de la victimisation secondaire. « C'est extrêmement puissant », commente la magistrate. « Ça impose une introspection des services d'enquête et des procédures judiciaires. »

Les plaignantes estiment avoir été maltraitées par les institutions. Procédures trop longues. Propos dénigrants. Discriminatoires. Sexistes. Non-lieux. Classements sans suite. « Le viol a duré peut-être 30 minutes. La procédure a duré quatre ans. » — Clara Hachour résume : « Je me construis sur une instabilité complète de confiance envers les institutions. »

Le parallèle avec la sécurité routière

Magali la Fourcade, magistrate, fait un parallèle. Dans les années 90, le président Chirac fait de la sécurité routière une grande cause nationale. Le nombre de morts sur les routes passe de 12 000 à 3 000. « Il y a une volonté politique. Des moyens de prévention. Un budget prévention plus élevé que celui des violences faites aux femmes. » — On parle de « délinquance routière », de « criminalité routière ». On met des radars. On fait des audiences. On envoie en détention.

Pour les violences sexuelles ? Rien. « Aucun garde des Sceaux n'a fait cette politique pénale. » — Ce n'est pas une priorité de l'action pénale.

Février 2026 : Clara Hachour attend toujours

Février 2026. Clara Hachour attend toujours l'arrêt de la CEDH. Son combat continue. Un collectif féministe, Notre Ourage, a écrit une chanson. « Car l'histoire se répète. Je suis cette sœur en miette. Pour eux, c'est classe et s'ensuite. Mais nous, on a pris perpète. » — La justice qui néglige. Qui méprise. Qui te remet face à celui qui hante toutes tes nuits.

Combien de féminicides ? Combien de présumés violeurs dans ce gouvernement ? — « Peu importe qu'ils le veuillent ou non, ça va changer. C'est juste que s'ils se mettent à le vouloir, ça va changer plus vite. » — Le collectif promet : « Je ne leur laisserai aucune respiration. »

Les faits

Les faits sont là. Plusieurs ministres et proches de Macron sont accusés de violences sexuelles. Darmanin, Hulot, Abad. La liste s'allonge. Macron a promis en 2017 de les démettre. Il a changé en 2022. La France a été condamnée par la CEDH le 25 avril 2025 pour victimisation secondaire. Huit Françaises ont vu leurs requêtes acceptées. C'est historique.

Clara Hachour attend toujours. Son procès a été un cauchemar. « J'ai été jugée par le patriarcat. » — Et pourtant, c'étaient des femmes.

Sources

  • Off Investigation (enquête vidéo)
  • BFM (interview de Mathilde Viot)
  • Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)
  • Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)

📰Source :youtube.com

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