LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

JusticeÉpisode 5/4

CAN 2025 : Le procès choc des supporters reporté

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-30
Illustration: CAN 2025 : Le procès choc des supporters reporté
© Illustration Le Dossier (IA)

La nuit où tout a basculé

Rabat, juillet 2025. Le stade vibre sous les chants sénégalais. Maillots verts et jaunes, drapeaux enflammés — la CAN vit son apogée. Puis, en dix minutes, la fête tourne au cauchemar.

Bris de sièges. Projectiles. L'envahissement du terrain. La police marocaine charge. Bilan : 19 arrestations. 18 Sénégalais. Un Français. Les images font le tour des réseaux — on y voit tout, et son contraire.

Le verdict tombe trois mois plus tard. Prison ferme pour tous. "Condamnés sans preuves !" hurlent les avocats. Les juges, eux, brandissent les PV et vidéos. Qui ment ? La vérité se niche peut-être entre les deux.

Report surprise à la veille de l'appel

30 mars 2026, 8h30. Le palais de justice de Rabat grouille d'avocats et de familles. L'audience d'appel devait commencer à 10h. Elle n'aura jamais lieu.

Un huissier annonce la nouvelle : report au 13 avril. Motif officiel ? "Problèmes de procédure". Les avocats fulminent : "On nous présente des documents à 23h la veille !" Le tribunal ne commente pas.

19 détenus, 19 familles. Leur calvaire s'allonge. "Mon fils est malade là-bas", pleure une mère à la sortie. Son voisin ajoute, les dents serrées : "Ils jouent avec nos vies."

L'énigme française

Parmi les détenus, un visage intrigue : Théo L., 28 ans, Franco-Sénégalais. Simple touriste ou acteur des violences ? Les versions divergent.

Son avocat martèle : "Il filmait la foule quand les policiers l'ont embarqué." Le parquet parle d'"incitation à l'émeute". Une chose est sûre : sa double nationalité met de l'huile sur le feu diplomatique.

Paris suit le dossier heure par heure. L'ambassadeur français a visité Théo trois fois. Rabat reste de marbre : "La justice suit son cours."

Football, justice et realpolitik

La CAN devait célébrer l'Afrique unie. Elle a révélé ses fractures. Dakar accuse : "Nos supporters sont des boucs émissaires." Rabat rétorque : "La loi est la loi."

Entre les deux, des chiffres qui font mal :

  • 12 recours déposés devant la Cour africaine des droits de l'homme
  • 3 manifestations dispersées à Dakar
  • 1 rencontre annulée entre ministres des Sports

"On n'est plus dans le sport", soupire un diplomate sous couvert d'anonymat. "C'est devenu une question de souveraineté."

Les oubliés de l'affaire

Derrière les statistiques, des vies brisées. Comme celle d'Aïssatou, 22 ans, dont le frère purge 5 ans à Tiflet. "Avant la CAN, il préparait son CAP de plombier. Maintenant, il partage une cellule avec 12 détenus."

Les familles s'organisent. Pétitions. Sit-in devant l'ambassade du Maroc. Une cagnotte a réuni 18 000 euros pour les frais d'avocats. "Tout ce qu'on veut, c'est un vrai procès", lance Aïssatou.

Et pourtant. Chaque report leur rappelle leur impuissance.

Le casse-tête judiciaire

Le tribunal de Rabat marche sur des œufs. D'un côté, la pression internationale. De l'autre, des preuves accablantes — du moins en apparence.

"Cette affaire est un test", analyse Me Khadija Benslimane, observatrice indépendante. "Soit le Maroc montre l'indépendance de sa justice, soit il confirme les critiques sur sa partialité."

Les juges ont désormais deux semaines pour examiner de nouveaux éléments. Assez ? Personne n'ose répondre.

Et maintenant ?

13 avril 2026. Date gravée au fer rouge dans 19 familles. Trois scénarios possibles :

  1. Confirmation des peines → émeutes probables à Dakar
  2. Réduction des sentences → victoire pour la défense
  3. Nouveau report → crise diplomatique assurée

Une chose est claire : quoi qu'il advienne, cette affaire laissera des traces. Dans les relations Maroc-Sénégal. Dans le monde du football. Et surtout, dans la vie de 19 hommes qui attendent, derrière les barreaux, qu'on leur rende justice.

  • question: "Quel média a rapporté les incidents lors de la CAN 2025 ?" options:

    correctIndex: 1 explanation: "L'article mentionne Le Parisien comme source pour les incidents."

  • question: "Quels sont les deux pays mentionnés dans les réactions aux incidents ?" options:

    correctIndex: 2 explanation: "Les autorités sénégalaises et marocaines sont citées dans l'article."

dossier_id: "scandale-rennes-pretre-accusations-sexuelles-suspendu" dossier_name: "Kevin Escoffier: le procès pour agressions sexuelles reporté en novembre" episode: 5

Sources :

  • Le Parisien
  • Images des incidents lors de la CAN 2025
  • Déclarations des avocats de la défense
  • Réactions des autorités sénégalaises et marocaines

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Sur le même sujet