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JusticeÉpisode 15/15

Sud de la France : trois affaires criminelles révélant les failles de la justice

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-05
Illustration: Sud de la France : trois affaires criminelles révélant les failles de la justice
© YouTube

Montpellier, 30 avril 2011. Les policiers découvrent l'indicible. Dans la salle de bains, Philippe Bayeux gît inconscient, les poignets tailladés. À ses côtés, le corps nu de son épouse Annie — le mot "p***" gravé au cutter sur sa poitrine. Première image d'un dossier qui n'en finira pas de hanter les magistrats.

L'ADN ne ment pas. Les hommes, si.

Philippe Bayeux jure avoir été drogué lors d'une soirée échangiste. Version fragile. Aucune effraction. Et surtout, ses empreintes sur le cellophane enroulé autour du cadavre de sa femme. La vérité crève les yeux.

Douze ans plus tôt, à Béziers, un double drame glace la région. Marjolaine Lalande et son fils Saphir, retrouvés étranglés chez eux. Sous le lit de l'enfant, un mégot oublié. L'ADN pointe Mohamed Shaïb. Et ce détail qui fait froid dans le dos : le nœud du lien meurtrier, une technique équestre. Or Marjolaine montait à cheval. Shaïb écopera de trente ans. Incontestable ? Pas pour tout le monde.

Treize ans d'attente. C'est le temps qu'il a fallu pour identifier le violeur et meurtrier d'Annie Monoron à Montpellier. David Missetoubet, déjà en prison pour viols, sera finalement reconnu coupable grâce au FNAEG. Trente ans de réclusion. Trop tard ?

Les angles morts du système

Bayeux meurt en 2013 sans avoir tout avoué. Trois traces ADN non identifiées traînent toujours dans le dossier.

Du côté de Shaïb, la famille clame l'innocence. Mais les bijoux volés chez Marjolaine ont bien atterri chez lui. Quant à Missetoubet, c'est l'histoire d'un prédateur qu'on n'a pas su arrêter à temps.

Le point commun ? Le temps. Treize ans pour élucider le meurtre d'Annie Monoron. Des années d'enquête avant le procès Shaïb. Et le cas Bayeux, toujours en suspens.

Ce qui reste

L'ADN a permis de boucler l'affaire Monoron. Une victoire. Mais à quel prix ?

Les violences conjugales, elles, continuent de tuer. Annie Bayeux aurait pu être sauvée. Comment repérer ces bombes à retardement avant l'explosion ?

Voilà le vrai défi. La justice française navigue entre urgence et minutie. Avec, toujours, ce risque : que la vérité arrive trop tard.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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