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SAVE dénonce les violences d'État dans un projet choc

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-14
Illustration: SAVE dénonce les violences d'État dans un projet choc
© YouTube

Place de la République, 18 avril, 14h. Un coup d'envoi. Pas un spectacle. Une accusation. L'association SAVE (Stop Aux Violences d'État) lance "435-1 m'a tué.e" — une tournée qui promet de secouer les consciences. Quatre villes. Un message : l'État tue.

"435-1 m'a tué.e" — l'art comme arme

Le chiffre claque comme un coup de feu. "435-1". Code pénal ? Référence obscure ? L'association garde le mystère. Pour l'instant.

"Ce projet est né de la colère. D'une colère qui ne passe pas." Le communiqué de SAVE frappe fort. Pas de langue de bois. L'objectif est clair : "Rendre visible l'invisible". Les violences policières, les morts en garde à vue, les interpellations musclées — tout y passe.

Voilà où ça se complique. L'art militant n'est pas nouveau. Mais SAVE joue gros. Le choix des villes n'est pas anodin : Saint-Denis, Marseille, Rennes, Lille. Des territoires marqués par des affaires emblématiques.

Retenez ce détail. Le 18 avril. Une date symbolique ? L'association reste évasive. "C'est un début. Pas une fin."

Paris, épicentre de la contestation

Place de la République. 14h précises. Le lieu est chargé d'histoire. Nuit debout. Gilets jaunes. Manifestations interdites.

"Nous serons là où l'État frappe le plus." Le porte-parole de SAVE — visage masqué — assume. L'installation artistique promet d'être "immersive". Avec un mot d'ordre : "Ne pas détourner le regard".

Les sources internes parlent d'une reconstitution. Celle de la mort d'Adama Traoré ? De Cédric Chouviat ? L'association botte en touche. "Toutes les victimes seront honorées."

Un indice cependant. Le titre du projet — "435-1 m'a tué.e" — inclut un point médian. Une inclusion assumée. "Les violences d'État ne discriminent pas. Nous non plus."

Saint-Denis, Marseille : terrains minés

Deuxième étape : Saint-Denis. La ville où Adama Traoré a perdu la vie. Puis Marseille, où les contrôles au faciès font loi.

"Nous irons là où l'État a frappé." Le ton monte. Les membres de SAVE refusent de donner les dates exactes. "Pour éviter les sabotages." Par qui ? La réponse fuse : "Ceux qui ont intérêt au silence."

L'affaire commence ici. En 2023, le Défenseur des droits pointait une "banalisation des violences policières". Trois ans plus tard, SAVE brandit ce rapport comme un étendard. "Les chiffres sont là. Les morts aussi."

Rennes et Lille : l'ouest et le nord sous tension

Rennes, théâtre de mutilations lors des manifestations. Lille, où les arrestations préventives explosent.

"Chaque ville a son histoire. Son martyrologe." Le vocabulaire est choisi. Martyr. Sacrifice. Mort. SAVE ne lâche rien.

Un document interne fuité — que Le Dossier a pu consulter — évoque des "performances choc". Avec quels moyens ? L'association fonctionne grâce à des dons. Montant total : 23 450 euros. Une somme modeste pour un tel projet.

"L'argent manque. Pas la détermination." Le message est clair.

L'État dans le viseur

Pas de conditionnel. Pas de précautions inutiles. SAVE accuse. Point final.

"435-1" serait-il un article de loi ? Un numéro de dossier ? Les juristes consultés par Le Dossier sèchent. Une piste : l'article 435-1 du code pénal concerne la corruption. Trop vague.

Autre hypothèse : 435 morts. +1. Le compte des victimes de violences policières ? L'association esquive. "Le chiffre parlera de lui-même."

Une certitude. Le projet vise haut. Très haut. "Nous nommerons les responsables. Sans peur."

Qui sont-ils ? La réponse le 18 avril. Place de la République. L'État est prévenu.

Sources

  • Dossier de presse du projet "435-1 m'a tué.e"
  • Entretiens avec des membres de SAVE (anonymes)
  • Rapports du Défenseur des droits (2023-2026)
  • Archives Le Dossier sur les violences policières

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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