Les réseaux sociaux détruisent la jeunesse : le spectacle choc qui révèle tout

Le Collectif des abonnés : l’art contre l’addiction
Le Collectif des abonnés ne rigole pas. Composé de Tressy, Emelyine et Pria, ce trio utilise l’art pour sensibiliser les jeunes à l’usage problématique des réseaux sociaux. Leur arme ? Le hip-hop, la danse et la beatbox. Leur terrain ? Les collèges et lycées de France. Leur objectif ? Briser le silence.
"Je me désabonne. Je me désabonne." Ces mots, répétés comme un mantra, résonnent dans la salle. Les élèves, d’abord timides, finissent par s’impliquer. "On part de notre vécu, on pose des questions pour comprendre si on a des expériences communes avec les élèves", explique Pria, diplômée en psychologie.
Leur spectacle, réactualisé en 2024, est un miroir brutal de la réalité. Les réseaux sociaux ne sont pas un simple outil de communication. Ils sont un champ de bataille où le jugement et la peur du regard des autres règnent en maîtres.
Les chiffres qui font peur
4,7 millions de comptes supprimés en quelques semaines après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les réseaux sociaux (source : gensdinternet.fr). Derrière ces chiffres se cache une réalité encore plus sombre.
Naïs, 14 ans, avoue : "Je passe une heure et demie par jour à scroller sur Snapchat. Et je ne sais même pas pourquoi." Sarah, son amie, ajoute : "Les flammes, c’est juste un score. Plus tu en as, plus tu es cool." Une course à la validation qui laisse peu de place à l’estime de soi.
Les réseaux sociaux amplifient les problématiques sociétales. Le jugement sur les corps, notamment, est devenu une norme. "On se moque de toi si tu portes un jean skinny", confie une élève. "On a trop peur du regard des autres."
Les adultes, dépassés ?
"Est-ce que les adultes sont à la hauteur ?" La question, posée par une jeune fille, reste sans réponse. Les professeurs, souvent démunis, tentent de lutter contre le harcèlement et l’addiction. Mais ils se heurtent à une réalité implacable : les jeunes sont conscients du problème, mais incapables de s’en détacher.
"Quand on leur dit qu’ils n’ont pas fait leurs devoirs ou qu’ils manquent de sommeil, ils le voient bien. Ils sont conscients, mais ils n’y arrivent pas", explique une enseignante. Les réseaux sociaux ont créé une dépendance dont il est difficile de se libérer.
Le spectacle qui dérange
Le spectacle du Collectif des abonnés n’est pas un simple divertissement. C’est une immersion dans le quotidien des jeunes. Les ateliers, qui précèdent le concert, permettent aux élèves de s’exprimer. "On ne vient pas leur faire la morale. On vient leur donner des outils pour comprendre ce qu’ils ressentent", précise Tressy.
Les disciplines du hip-hop servent de levier. La danse, le rap et la beatbox permettent aux jeunes de libérer leurs émotions. "C’est un moyen de se mettre à nu", explique Pria. Une étape cruciale dans un monde où chaque geste est calculé, chaque photo filtrée.
Les réseaux sociaux, un amplificateur de souffrance
"Les réseaux sociaux ne sont pas la cause du problème. Ils amplifient ce qui existe déjà dans la société", analyse Emelyine. Le jugement sur les corps, la peur du regard des autres, la course à la validation : ces phénomènes, déjà présents, sont exacerbés par les plateformes numériques.
Les jeunes, notamment les filles, sont les premières victimes. "On a trop peur du regard des autres pour danser ou faire des exercices", confie une élève. Une peur qui se transforme en souffrance, en silence, en addiction.
Le dossier est loin d’être clos
Le Collectif des abonnés ne prétend pas avoir trouvé la solution. Mais il ouvre une porte. Une porte vers la prise de conscience, vers l’expression, vers la libération. "Nous ne sommes pas là pour juger. Nous sommes là pour comprendre", insiste Pria.
Les réseaux sociaux continueront d’exister. Mais leur impact sur la jeunesse peut être maîtrisé. À condition de ne pas fermer les yeux. À condition de ne pas se taire.
Le spectacle se termine. Les élèves applaudissent. Mais dans leurs yeux, on lit autre chose. Une lueur d’espoir, peut-être. Ou simplement la peur de retourner à leur réalité. Une réalité où les réseaux sociaux règnent en maîtres.
Le dossier est loin d’être clos. Et il commence ici.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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