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JusticeÉpisode 6/12

Samir Nasri : l'ex-international en garde à vue pour blanchiment lié à un trafiquant

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-10
Illustration: Samir Nasri : l'ex-international en garde à vue pour blanchiment lié à un trafiquant
© Illustration Le Dossier (IA)

Dix heures. C’est le temps qu’a passé Samir Nasri en garde à vue ce 9 juillet 2026. L’ancien milieu offensif de l’équipe de France, de l’OM et de Manchester City est soupçonné de blanchiment en bande organisée — en lien avec un narcotrafiquant marseillais. Les enquêteurs de la Brigade de recherches et d’investigations financières (BRIF) l’ont interrogé dans les locaux de la police judiciaire à Paris, comme l’a révélé Le Parisien.

Une garde à vue, deux figures et une discothèque

Commençons par le commencement. Samir Nasri, 39 ans, est mis en cause dans le volet « blanchiment en bande organisée » d’une information judiciaire ouverte pour importation de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment. L’enquête cible deux autres hommes : Hakim Berrebouh, trafiquant marseillais détenu depuis 2021, et Olivier Sabbah, présenté comme un rouage essentiel du réseau de blanchiment.

Nasri, lui, n’est visé que sur le volet financier. Pourquoi ? Parce qu’il dirigeait le « XS », une discothèque d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) dont il était entré au capital vers 2016. Selon Le Parisien, les investigations portent sur la période 2021-2023. La compagne de Berrebouh serait venue à plusieurs reprises retirer d’importantes sommes en liquide dans l’établissement. Objectif : financer un train de vie luxueux pendant l’incarcération de son mari.

Pas de document, pas de trace écrite. Nasri assure aux enquêteurs avoir rétrocédé la totalité de ses parts à Berrebouh. Mais cet accord serait resté oral — aucun écrit n’aurait scellé la transaction. Une absence qui intrigue les limiers de la BRIF.

Deux gardes à vue, des questions qui s’accumulent

Ce 9 juillet était la deuxième fois que Samir Nasri était entendu dans ce dossier. Une première garde à vue avait eu lieu fin juin à Marseille. La mesure a été levée dans la soirée, sans poursuite immédiate. Mais l’intéressé pourrait être reconvoqué ultérieurement en vue d’une possible mise en examen.

Les enquêteurs cherchent à comprendre le fonctionnement du circuit de blanchiment. Comment l’argent de la drogue a-t-il transité par la discothèque ? Qui a autorisé ces retraits ? Pourquoi aucun contrat n’a-t-il formalisé la cession des parts ? Les réponses restent floues.

Nasri, sélectionné 41 fois en équipe de France, aujourd’hui consultant pour Canal+, clame sa bonne foi. Mais les éléments matériels — les retraits d’espèces, le trafic présumé, l’accord oral — pèsent lourd.

Le fisc aussi sur le dossier

L’affaire ne s’arrête pas au blanchiment. Samir Nasri est également dans le viseur de l’administration fiscale française. Domicilié fiscalement à Dubaï, il est soupçonné d’habiter en réalité en France. Une résidence fictive aux Émirats arabes unis — classique pour échapper à l’impôt sur la fortune et à l’impôt sur le revenu.

Les enquêteurs de la BRIF travaillent désormais en lien avec le fisc. Les vérifications portent sur la réalité de son implantation à Dubaï. Relevés bancaires, allers-retours, factures d’électricité ou de location : tout est passé au crible. Une chose est sûre : si la domiciliation fiscale est fictive, les conséquences sont lourdes — redressement, pénalités, voire poursuites pour fraude fiscale. (Les documents en attestent, l’administration ne plaisante pas sur ce terrain.)

Que risque Samir Nasri ?

À ce stade, aucune charge n’est retenue. La garde à vue s’est achevée sans décision de justice. Mais l’enquête est en cours. L’ancien joueur pourrait être mis en examen dans les semaines à venir — pour blanchiment en bande organisée, un délit passible de dix ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende.

Les juges d’instruction devront déterminer si Nasri a sciemment participé au blanchiment des fonds du trafic de Berrebouh. Ou s’il a simplement été naïf — un investisseur qui ne vérifie pas l’origine des fonds qui circulent dans son établissement. La différence est capitale. La preuve, elle, est complexe.

Une affaire qui éclabousse le football français

Samir Nasri n’est pas le premier footballeur rattrapé par des affaires de blanchiment. Mais son cas est particulier : il mêle trafic de stupéfiants, discothèque parisienne et paradis fiscal. Un mélange explosif pour une carrière de consultant télé.

Le Parisien a révélé l’affaire. Actu17 a confirmé les détails de la garde à vue. L’enquête, menée par la BRIF, suit son cours. Les prochains mois seront décisifs.

À suivre.

Sources : Le Parisien, Actu17.

📰Source :youtube.com

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