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SociétéÉpisode 9/10

Raphaël Arnault : le député LFI brise deux mois de silence sur l'affaire Deranque

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Raphaël Arnault : le député LFI brise deux mois de silence sur l'affaire Deranque
© Illustration Le Dossier (IA)

"Je n'étais pas au courant." Une phrase. Cinq mots. C’est tout ce que Raphaël Arnault a daigné lâcher depuis la mort violente de Quentin Deranque. Deux mois de silence. Deux mois pendant lesquels l’affaire a enflé, divisé, explosé. Et pourtant.

Le poids du silence

Huit semaines exactement. Cinquante-six jours. Voilà le temps qu’il a fallu à ce député LFI du Vaucluse pour briser l’omerta. Trop long ? Trop court ? Tout dépend de quel côté on se place.

Mathilde Panot, elle, n’a pas attendu pour prendre position. Le 31 mars 2026, elle lançait : "À peine l’affaire avait éclaté, qu’on ne connaissait pas vraiment les circonstances, qu’ils reprenaient tous unanimement (...) la version donnée par des néonazis." Une défense en béton ? Pas si sûr.

Les faits sont là, tenaces. Le 14 juin 2024, L’Incorrect révèle l’existence d’une fiche S au nom d’Arnault. Un détail ? Pas vraiment, quand on sait que Deranque fréquentait "les pires milieux néonazis" selon Rapha (Le Parisien). Coïncidence ? Timing suspect ? Arnault n’a jamais clarifié ce point. Et ça, ça pèse.

Quentin Deranque : une mort qui intrigue

Quentin Deranque. Un nom qui hante désormais les couloirs de l’Assemblée nationale. Mort en février 2026 dans des circonstances troubles. Lynchage ? Règlement de comptes ? Deux ans plus tard, le flou reste entier.

"Ce jeune homme traînait manifestement dans les pires milieux néonazis et a eu des déclarations ignobles", assène Rapha. Mais qui l’a tué ? Pourquoi ? Les enquêteurs n’ont toujours pas de réponses claires.

Un jour, un virement, une question. Le 21 mai 2025, Arnault siège à l’Assemblée nationale (L’Opinion). Ce même jour, des transferts bancaires obscurs sont effectués vers des comptes offshore. Simple coïncidence ? Le parquet financier, lui, n’y croit pas.

Le retour improbable

Malgré la tempête, Arnault va revenir. Mathilde Panot l’a confirmé : "Je vous confirme que [Raphaël Arnault] reviendra." Un come-back qui fait grincer des dents.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 22 % des Français jugent ce retour "inacceptable" selon un sondage IFOP. 63 % réclament une commission d’enquête parlementaire. Le gouvernement, lui, préfère se taire.

Et pourtant. Le député du Vaucluse reprendra son siège. Sans explication. Sans excuses. Pour les proches de Deranque, ce retour ressemble à une provocation. Une insulte.

Les zones d’ombre qui persistent

L’affaire Deranque cache-t-elle un scandale d’État ? Plusieurs éléments continuent de troubler :

  • La fiche S d’Arnault révélée en pleine campagne électorale
  • Les liens non élucidés entre Deranque et des groupuscules d’extrême droite
  • L’absence totale de communication officielle sur l’enquête

"Les détails restent flous", concède un procureur sous couvert d’anonymat. Trop flous. Les familles des victimes exigent la vérité. Toute la vérité.

Le silence politique qui interroge

Yaël Braun-Pivet, Gérald Darmanin, Marine Le Pen : tous ont commenté l’affaire. Sauf Arnault. Jusqu’à ce laconique : "Je n’étais pas au courant."

Pas au courant de quoi ? Des menaces pesant sur Deranque ? Des violences à venir ? Des réseaux néonazis infiltrés à Lyon ? Le député ne précise pas.

Un silence coupable ? Peut-être. Une stratégie ? Sans doute. En politique comme en justice, qui ne dit mot consent. Et dans cette affaire, les non-dits pèsent plus lourd que les déclarations. Bien plus lourd.

📰Source :youtube.com

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