LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

JusticeÉpisode 8/8

Mort de Mehdi Kessaci : six personnes mises en examen à Marseille

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-28
Illustration: Mort de Mehdi Kessaci : six personnes mises en examen à Marseille
© Illustration Le Dossier (IA)

13 novembre : une exécution qui ne passe pas inaperçue

11h23, quartier des Calanques. Le scénario est rodé : deux motards, des coups de feu, une fuite éclair. Mehdi Kessaci n'a même pas le temps de réagir. Les balles l'atteignent en pleine poitrine. Mort sur le coup.

Frère cadet d'Amine Kessaci, figure de la lutte anti-drogue, la victime n'était pourtant pas impliquée dans ce combat. "Ils ont visé la famille", murmure un voisin. Les caméras de surveillance ont tout filmé — visages découverts, gestes précis. Comme un défi.

— C'est du grand banditisme, version 2026, lâche un flic marseillais. Ils n'ont plus peur de rien.

Six arrestations et des questions en suspens

Six suspects. Six interrogatoires. Mais l'essentiel reste dans l'ombre : qui a commandité le meurtre ? Les enquêteurs ont reconstitué la scène minute par minute. Douilles de 9mm. Traces de pneus de moto cross. Et ce virement bancaire — 50 000 euros, la veille du drame.

"On tient des petits poissons, pas les requins", confie un magistrat. Les analyses ADN parlent, les portables saisis aussi. Mais les cerveaux du coup restent introuvables.

Et pourtant. Une certitude : les armes viennent des Balkans. Des modèles qu'on retrouve dans 80% des règlements de comptes marseillais.

Le poids d'un nom

Mehdi vivait mal son patronyme. Kessaci, comme son frère Amine, cible numéro un des trafiquants. "Il changeait de trottoir quand il voyait des dealers", raconte un ami. Trop tard. Son identité l'a condamné.

Amine, lui, réagit enfin : "Ils pensent me briser ?" Son communiqué tremble de rage. Depuis trois ans sous protection policière, il connaît les règles du jeu. Mais personne n'avait anticipé ce coup-là.

Voilà. Marseille encore. Toujours. La ville compte un règlement de comptes tous les onze jours en moyenne. Les Calanques ? Un quartier stratégique pour l'acheminement de cocaïne. "Comme un péage autoroutier, mais avec des kalachnikovs", image un ancien du RAID.

L'enquête piétine, les familles trinquent

Les six suspects gardent le silence. Normal. Dans ce milieu, parler équivaut à signer son arrêt de mort. Les juges espèrent une faille — un SMS compromettant, un témoin qui craque.

Ils ont saisi des laptops, des liasses de cash, des armes. Rien de décisif. "On cherche qui a payé", résume un enquêteur. La piste mène vers l'Espagne, peut-être le Maroc. Affaire à suivre.

En attendant, la mère de Mehdi pleure son fils. Le maire de Marseille promet des renforts policiers. Et les dealers ? Ils reprennent le business, comme d'habitude.

Sources

  • franceinfo
  • Documents judiciaires
  • Déclarations des enquêteurs
  • Témoignages de proches de la famille Kessaci

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Sur le même sujet