Pédocriminalité en France : 160 000 enfants victimes chaque année

160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année. Ce chiffre, tiré du rapport CIVIS, serait sous‑évalué — et de beaucoup. Pourquoi ? Parce que l’amnésie traumatique efface les souvenirs d’une victime sur deux. Résultat : il faudrait doubler les chiffres officiels. Les bébés, eux, restent invisibles. Un « crime parfait », dit la vidéo, à cause de l’amnésie physiologique.
Une société organisée pour ne pas voir
« On est tous et toutes socialisé à vivre avec des personnes impactées par les violences dans l’enfance et à se dire que ce sont des personnes bizarres. » Dorothé Dussy, dans Le berceau des dominations, décrit un déni collectif. La « culture de l’inceste » — pas un concept abstrait. Elle se niche dans une émission comme Qui veut épouser mon fils, dans des chansons populaires, dans des récits qui banalisent l’inceste fraternel. Un crime de masse systémique, affirme la vidéo.
Quand les enfants jugent les enfants
30 à 40 % des violences sexuelles sur mineurs sont commises par d’autres mineurs. Chiffre officiel du ministère de la justice. Mais attention : il ne porte que sur les affaires judiciarisées. Les enfants auteurs sont punis plus sévèrement que les adultes — ils savent moins se défendre. La vidéo tire la sonnette d’alarme : renforcer la répression sans toucher aux biais sociaux, c’est s’acharner sur des gamins déjà victimes.
Naël, Marina, Titon : trois histoires qui en disent long
Naël, 17 ans, tué par un policier. « Les policiers ne lui ont laissé aucune chance. Ils ne l’ont jamais considéré comme un enfant. » Adultisme et racisme mêlés. Marina, elle, a vu ses parents mis en examen pour homicide volontaire. Et à l’école Titon à Paris ? Un animateur périscolaire relaxé. Motif : infraction « insuffisamment caractérisée ». Le parquet avait pourtant ouvert des enquêtes dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires, une dizaine de crèches. Biais adultistes, culture de l’inceste — la vidéo établit le lien.
L’inceste ne se réduit pas à un acte
L’inceste inclut l’incestuel : rapports de domination, interdiction de penser par soi‑même. Les familles fonctionnent comme des sectes, avec un seul récit autorisé. Et ça se reproduit entre enfants, par mimétisme des intrusions subies. Le collectif enfantiste, fondé par Claire Bourdi après une rupture avec Nous Toutes, porte cette analyse.
Des juges, des avocats, des magistrats… et les mêmes biais
La vidéo étrille la réponse répressive : castration chimique, perpétuité, loi intégrale. Elle affirme que les professionnels de la justice sont imprégnés de biais sexistes, classistes et racistes. Renforcer la répression sans défaire l’idéologie ? Simple ajout de violence sociale.
L’école, le logement, la santé mentale : tout est à revoir
Face à un crime de masse, les politiques publiques sont inadaptées. L’école, le logement, la santé mentale — rien ne tient. Voilà.
Sources
- Rapport CIVIS (enquêtes de prévalence)
- Ministère de la justice (chiffres officiels : 30‑40 % des violences commises par des mineurs)
- Dorothé Dussy, Le berceau des dominations (anthropologie de l’inceste)
- Axel John Jque, podcast La fille sur le canapé (violences subies par les petites filles noires)
- Émission Qui veut épouser mon fils
- Vidéo YouTube analysée
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


