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Milei attaque la presse pendant que son gouvernement trempe dans la corruption

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-05-01
Illustration: Milei attaque la presse pendant que son gouvernement trempe dans la corruption
© Illustration Le Dossier (IA)

Silence dans la salle de rédaction

"Fake news !" Le cri de guerre de Milei résonne dans tout Buenos Aires. Depuis six mois, le président attaque systématiquement les médias qui osent questionner son gouvernement. Ses cibles préférées ? Les enquêteurs du Clarín, du Página 12 — ces chiens de garde qui remuent trop de boue.

Pourtant. Derrière cette rhétorique agressive, les faits résistent. Prenez le cas du DOGE (Département de l'Efficacité gouvernementale) : créé en grande pompe, dissous en catimini après avoir "économisé des milliards". Où sont passés ces milliards ? Personne ne sait.

Nicolas Posse : l'homme qui valait trop cher

Le chef de gouvernement fait soudainement parler les chiffres. Son compte en banque, d'abord — gonflé comme un ballon de baudruche. Les contrats signés à la va-vite, ensuite. Les transferts offshore, enfin.

— Nous n'avons rien à cacher, clame-t-il devant les caméras. — Alors montrez-nous les preuves, rétorque un journaliste du La Nación.

La scène se passe le 15 avril dernier. Depuis ? Rien. Que des portes qui claquent et des dossiers classés "secret défense".

Libra, DOGE, corruption : la valse des acronymes

Février 2025. Milei lance sa cryptomonnaie nationale, le $Libra. "Révolutionnaire", promet-il. Un an plus tard, le cours s'effondre. Coïncidence ? Peut-être. Mais dans le même temps :

  1. Trois ministres achètent des villas à Marbella
  2. Le neveu du président ouvre un compte aux Bahamas
  3. 47 millions de dollars disparaissent des caisses de l'État

Et pendant ce temps-là, Milei parle de... la presse. Toujours la presse.

Pourquoi ça compte

La démocratie argentine tient à trois choses : des élections libres, une justice indépendante — et des journalistes qui font leur travail. Ce dernier pilier tremble. Les autres suivront-ils ?

Les réactions internationales se font discrètes. Trop discrètes. Pendant que les diplomates tergiversent, les preuves disparaissent. Un schéma connu.

Ce qui nous attend

Trois scénarios possibles :

  1. L'enquête avance, les preuves éclatent au grand jour
  2. Les journalistes résistent, malgré les pressions
  3. Ou alors... le silence l'emporte

Une chose est sûre : quand un gouvernement attaque la presse, c'est rarement pour de bonnes raisons. L'Argentine nous le rappelle cruellement.

Sources :

  • Le Monde
  • fr.wikipedia.org

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Par la rédaction de Le Dossier

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