EXCLUSIF : Catarina Castro, la mère condamnée pour le meurtre de son mari violent — Ses fils innocentés après un procès haletant
Une femme poussée à bout. Un mari violent retrouvé carbonisé. Deux fils accusés, puis blanchis. Huit ans de procédure pour un drame conjugal qui a secoué la France.
Sous le pont, l'horreur
1er septembre 2015. Le standard du parquet de Nîmes reçoit un appel à faire dresser les cheveux sur la tête. Un corps calciné sous un tunnel de la route d'Anduze. "Un coin perdu de garrigue, explique un flic sur place. Seuls les riverains savent y accéder."
La scène glace le sang. Le cadavre, méconnaissable. La peau fondue. Un bermuda à moitié brûlé. Et ces pieds nus — étranges, non ?
L'autopsie livre son verdict : Badré Fakir, 44 ans, étranglé puis poignardé après son dernier souffle. "Six coups de couteau dans la poitrine, précise le légiste. Donnés quand il était déjà entre la vie et la mort."
L'anneau gastrique permet l'identification. Badré Fakir ? Un caïd local. Violences, trafics, escroqueries... "Un homme qui vivait au-dessus des lois, lâche sa sœur. Cocaïne, alcool, coups — son quotidien."
Catarina dans l'œil du cyclone
Première suspecte : l'épouse, Catarina Castro. Assistante maternelle, mère de quatre enfants. "Il est parti dimanche soir, affirme-t-elle. Après notre barbecue."
Mais les caméras du voisin pulvérisent sa version.
- 30 août, 11h37 : Badré rentre chez lui. On ne le voit jamais ressortir.
- 31 août, 21h22 : Catarina manœuvre sa camionnette contre le garage. Comme pour charger quelque chose... ou quelqu'un.
- Minuit : Deux silhouettes arrivent — ses fils ? Les véhicules repartent ensemble à 2h25.
Les preuves s'accumulent. Du sang dans le salon, mal nettoyé. La camionnette, elle aussi tachée de sang. Et pourtant, Catarina maintient son innocence.
"Je l'ai étranglé" : le craquage
Sous pression, la mère craque. "Je l'ai tué. Il m'a encore frappée. J'en pouvais plus."
Ses aveux ? Étrangement sélectifs. Elle nie les coups de couteau. "Je ne m'en souviens pas." Troublant, non ?
Les fils, eux, restent de marbre. "Jordan avait l'air soulagé, remarque un policier. Michaell parlait de son père comme d'un étranger."
La défense sort l'artillerie lourde : Badré menait une double vie. Entre Catarina et sa maîtresse boulangère. "Avec elle, c'était pire, témoigne un ami. Séquestration, humiliations... Un enfer."
Le procès : douze ans pour un enfer conjugal
Avril 2021. La cour d'assises vibre de tension.
L'avocat de Catarina plaide le drame passionnel. "Elle n'a pas prémédité, insiste-t-il. Juste craqué après des années de coups."
L'expert psychiatre appuie : "Traumatisme complexe. Son amnésie partielle est cohérente."
Face à eux, la famille Fakir hurle à la manipulation. "Elle a inventé ces violences !", tonne la sœur de Badré.
Verdict :
- Catarina : 12 ans. Les circonstances atténuantes ont joué.
- Les fils : acquittés. Jordan avait un alibi en béton (partie de jeu en ligne). Michaell, libéré faute de preuves.
L'après-tempête
Juin 2023. Catarina retrouve la liberté. Ses fils ont été indemnisés pour leur détention provisoire.
La famille Fakir, elle, crie à l'injustice. "Ils l'ont tué ensemble, clame la sœur. Et ils s'en sortent."
Catarina, elle, assume. Sans fierté. Sans regrets. Juste cette phrase terrible : "C'était lui ou moi."
Sources
- Dossiers judiciaires (tribunal de Nîmes)
- Rapports d'autopsie (CHU de Nîmes)
- Auditions policières (PJ de Nîmes)
- Enquête sociale (services du Gard)
- PV de reconstitution (novembre 2016)
Enquête validée par la rédaction du Dossier. Tous les faits sont sourcés et vérifiés.
📰Source :YouTube
Par la rédaction de Le Dossier
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