EXCLUSIF: Jérôme Fay, le meurtrier qui a étouffé sa compagne Magali avant de maquiller le crime en accident

13 novembre 2014, 3h du matin. Une voiture calcinée contre un arbre, un corps carbonisé. Accident ? Les gendarmes de Tournon-sur-Rhône flairent immédiatement l'arnaque. Magali Delaveau ne respirait déjà plus quand les flammes l'ont atteinte. Son compagnon venait de franchir la ligne jaune.
Une mise en scène qui craque
Cette nuit-là, personne ne voit rien. Personne n'entend rien. Sauf Céline, la sœur de Magali, qui reçoit des appels étranges. "Il pleurait trop fort. Parlait trop vite. Comme au théâtre", lâche-t-elle.
La voiture est retrouvée à l'aube. Pas de traces de freinage. Le levier figé au point mort. Et cette odeur — l'essence avait coulé à flots. "Un feu criminel, sans aucun doute", tranche l'expert incendie.
L'autopsie livre son verdict : Magali est morte par strangulation. On l'a installée après coup dans le véhicule. Un montage grotesque.
"Je croyais qu'elle avait brûlé vive..." Sa mère s'arrête, les poings serrés. "En fait, elle a regardé son assassin dans les yeux."
L'effondrement d'un mensonge
Jérôme Fay joue d'abord parfaitement son rôle. Père attentionné, veuf inconsolable. Son alibi vacille pourtant vite : l'employeur de Magali confirme qu'elle ne travaillait pas cette nuit.
Puis l'aveu. Brutal. Autour d'un repas familial, il lâche : "Je la trompais depuis deux mois." La pièce tombe dans un silence de glace.
Les enquêteurs exhument alors ce SMS envoyé à 21h41 : "Bon courage pour le travail de nuit, mon ange." Sauf que Magali était déjà morte. Erreur de novice ou calcul machiavélique ?
Le masque qui tombe
16 mars 2015. Quatre mois après les faits, Jérôme craque. Il décrit tout : la dispute, ses mains autour du cou pendant cinq interminables minutes, le transport du corps, l'essence versée avec précision.
Et pourtant. Son récit sonne faux. Pourquoi ce SMS posthume ? Pourquoi avoir consulté un avocat un mois avant, posant des questions sur "les conséquences d'une séparation" ?
À l'enterrement, il joue la comédie jusqu'au bout. Jette même une poignée de terre ardéchoise dans la tombe — scène de mauvais goût. "Un acteur né", grince un ami de la famille.
L'ombre du doute
Préméditation ? La justice estime les preuves insuffisantes. La famille, elle, n'a pas besoin de preuves. "Il a tout préparé. Le lieu isolé, le timing... C'était trop propre", insiste Céline.
Le procès s'ouvrira en 2018 à Privas. En attendant, le fils de Magali grandit loin de son père. "Je lui dirai", murmure sa tante. "Je lui dirai que sa mère est morte par la main de l'homme qu'elle aimait."
Voilà. Un crime presque parfait. Presque. Ces quatre mois de mensonges n'auront servi à rien. Reste une question qui glace le sang : comment peut-on étrangrer sa femme, puis lui envoyer un SMS d'amour ?
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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