JAP : ces décisions controversées qui relancent le débat sur leur suppression
Un braqueur évadé à deux reprises. Une policière morte. Et pourtant, un juge a estimé que ses conditions de détention étaient contraires à la dignité humaine. Redouane Faïd, condamné pour un braquage ayant coûté la vie à une fonctionnaire, devait quitter la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe. Le juge d'application des peines (JAP) a pris cette décision contre l'avis de l'administration pénitentiaire. Le parquet a fait appel.
Deuxième exemple : un narcotrafiquant sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) a obtenu l'autorisation de passer tout un week-end chez sa sœur. Comme un lycéen rentrant chez ses parents le vendredi soir. Sauf qu'il s'agit de l'un des détenus les plus dangereux du pays, lié à la mafia. Là encore, le juge a tranché contre l'avis du centre pénitentiaire.
Ces deux décisions, selon la source, illustrent le laxisme judiciaire et la déconnexion des juges d'application des peines. — Vraiment ?
Ce pouvoir, les JAP ne l'ont pas toujours eu
Institué en 1958, le juge d'application des peines ne faisait au départ que donner un avis, proposer des aménagements. Le dernier mot revenait au ministre de la Justice ou à l'administration pénitentiaire. Puis, dans les années 2000, plusieurs réformes lui ont accordé un pouvoir de décision réel. Depuis, il décide des libérations conditionnelles, des réductions de peine, des permissions de sortie. Un pouvoir devenu immense.
Plusieurs candidats à l'élection présidentielle — Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Éric Zemmour — veulent supprimer cette fonction. Voilà.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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