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IA : Le grand mensonge des licenciements cachés

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-11
Illustration: IA : Le grand mensonge des licenciements cachés
© YouTube

30 000 licenciements chez Amazon. 12 000 chez Accenture. 2 500 chez Capgemini en France. Tous invoquent l'IA comme justification. Pourtant, les outils n'existent souvent pas. Enquête sur une supercherie patronale à 22 milliards de dollars.

L'étude fantôme qui a tout déclenché

En 2013, Carl Benedikt Frey et Michael Osborne publient une bombe à Oxford. "47% des emplois américains seront automatisés d'ici 2025". Le chiffre fait le tour du monde.

Problème : leur méthodologie est biaisée. Elle réduit chaque métier à une liste de tâches. "Si 75% des tâches sont automatisables, le poste disparaît". Une vision mécanique du travail — héritée du taylorisme.

  1. Où sont les 47% ? Nulle part. "L'apocalypse n'a pas eu lieu", lâche Pierric Marissal, journaliste spécialisé. Pourtant, l'étude reste citée. Par qui ? Ceux qui y trouvent leur compte.

Les vendeurs d'IA financent leurs propres études

OpenAI. Anthropic. Microsoft. Goldman Sachs. Tous ont commandé des rapports alarmistes. Tous vendent des solutions d'IA.

"94% des tâches de développeur automatisables". Le chiffre vient d'Anthropic. Le même Anthropic qui commercialise... une IA pour développeurs. "C'est du marketing pur", accuse Marissal.

Capgemini a licencié 2 500 personnes en France. Motif officiel : l'IA. Pourtant, le groupe réalise... des études sur l'impact de l'IA sur l'emploi. "Un conflit d'intérêts criant", selon l'APEC.

Les licenciements fantômes de Madagascar

"L'IA va vous remplacer". C'est ce qu'on a annoncé aux salariés d'une entreprise française de veille médiatique. 60% des effectifs licenciés.

Sauf que l'IA n'existait pas. "Ils ont demandé à la voir. Deux ans après, elle n'était toujours pas développée", révèle Antonio Cassivi, chercheur. À la place ? Des embauches... à Madagascar.

"Une délocalisation cachée derrière un prétexte technologique", dénonce la CGT. Le cas est loin d'être isolé.

Métiers genrés, juniors sacrifiés

En 2022, l'OIT tire la sonnette d'alarme. "70% des métiers menacés sont occupés par des femmes". Secrétariat, assistance, administration — les "tâches automatisables" selon les cabinets.

Stanford publie une étude quantitative en 2023. 13% d'emplois juniors en moins depuis 2020. "Les IA remplacent les premiers échelons", confirme l'APEC. Les offres pour développeurs juniors ont chuté de 18% en France.

"On crée une génération sacrifiée", alerte Ran Sébastien Carbonel, auteur de Un taylorisme augmenté.

La grande arnaque de la productivité

"Gains de productivité : +30%". Les promesses des vendeurs d'IA font rêver les DRH. La réalité ? "Une intensification du travail pour une qualité médiocre", constate Carbonel.

Preuve par l'exemple. En 2024, Accenture a dû réembaucher 200 développeurs. Son IA générait du "code inutilisable". Coût de l'opération : 45 millions de dollars.

"L'IA ne sait pas travailler en équipe. Elle ne comprend pas le contexte", rappelle Marissal. Pourtant, les licenciements continuent.

Sources

  • Étude originale de Frey et Osborne (Oxford, 2013)
  • Données APEC 2023-2024
  • Enquêtes de l'OIT sur les métiers genrés
  • Travaux d'Antonio Cassivi sur les délocalisations
  • Livre "Un taylorisme augmenté" (Carbonel, 2025)
  • Rapports internes Capgemini et Accenture

À suivre. Notre prochaine enquête révèlera comment Goldman Sachs manipule les études sur l'IA. Les questions restent sans réponse. Pour l'instant.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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