Garde à vue de lycéens : des témoignages accablants sur des conditions violentes à Saint-Denis

"On nous traitait comme des délinquants"
Ethan*, 15 ans, serre encore les poings en racontant. Son séjour au commissariat de Saint-Denis l'a marqué — physiquement et psychologiquement. Comme lui, des centaines d'adolescents ont vécu le même calvaire. Leurs voix, recueillies par Mediapart, dessinent un tableau alarmant.
Lycéen à Bartholdi, il se souvient de chaque minute. "Ils m'ont poussé contre le mur dès l'arrivée. Personne n'a demandé mon âge." Sa garde à vue a duré 24 heures. Vingt-quatre heures sans avocat, sans médecin. Vingt-quatre heures qui ont changé son regard sur la police.
Le commissariat sous tension
Saint-Denis. Banlieue rouge, territoire de toutes les tensions. Ici, chaque interpellation peut virer au drame. Les chiffres donnent le tournis : depuis le 28 septembre, plus de 2 000 mineurs sont passés par les cellules du département. Des gamins, pour la plupart.
Les témoignages se recoupent. Coups. Insultes. Menaces. Ethan raconte avoir passé la nuit à genoux, mains sur la tête. Un autre lycéen décrit des cellules surpeuplées — jusqu'à dix adolescents entassés. Le tout sans eau, sans nourriture pendant des heures.
Une violation manifeste des droits de l'enfant ?
La France a signé la Convention internationale. Le texte est clair : les mineurs doivent bénéficier d'une protection particulière. Sur le papier. Car sur le terrain, c'est une autre réalité qui saute aux yeux.
Et pourtant. Ces pratiques ne datent pas d'hier. Mais l'ampleur des interpellati
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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