France-Togo : deux journalistes sacrifiés pour des intérêts diplomatiques ?

Un mois. Trente jours de détention pour deux journalistes français au Togo. Les accusations d'espionnage ont volé en éclats — mais les portes des cellules restent fermées.
L'un des réalisateurs des Routes de l'impossible bénéficie désormais d'un placement en résidence surveillée. Raison invoquée : son état de santé. Son collègue, lui, croupit toujours derrière les barreaux.
Et la France ? Muette. Un silence qui pèse lourd — et qui arrange bien Lomé. Selon nos informations, les autorités togolaises jouent ouvertement du levier diplomatique.
Ce que veut le Togo
La liste est courte. Cinglante.
- L'extradition de Ferdinand Haité, journaliste réfugié en France
- L'enterrement pur et simple de l'enquête sur les biens mal acquis du président Gnassingbé
- Un chèque en blanc pour les hélicoptères français non payés depuis 2020
Voilà. Trois exigences, un marchandage. Pendant ce temps, les jours s'égrènent pour les deux prisonniers.
Une libération en pointillés
Le Quai d'Orsay temporise. Les contrats d'armement valent-ils plus que la liberté de la presse ? La question fuse, lancinante, dans les couloirs du ministère.
Un détail frappe : chaque jour de détention supplémentaire renforce la position togolaise. Et pourtant. Paris semble prêt à laisser filer le calendrier.
Sources : Ministère des Affaires étrangères français, autorités togolaises, réalisateurs des Routes de l'impossible
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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