Côte d'Ivoire: 10 ans après l'attaque djihadiste, la France toujours en deuil

Une attaque sans précédent
19 morts. 33 blessés. Le bilan est lourd. Le 13 mars 2016, trois hommes armés ouvrent le feu sur la plage de Grand Bassam. Pendant 45 minutes, ils arpentent les lieux. Ils visent des restaurants, des terrasses. La panique s'installe. Les forces de l'ordre interviennent. Les assaillants sont abattus.
L'attaque est immédiatement revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Une première en Côte d'Ivoire. Le pays est frappé en plein cœur. "Cette attaque n'était pas seulement contre des personnes, mais elle était contre ce qui caractérise la nation ivoirienne", déclare Jean-Christophe Béliard, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire.
Parmi les victimes, quatre Français. Leur mort rappelle l'implication de la France dans la lutte contre le terrorisme en Afrique. Une lutte qui a un prix.
Une commémoration sobre
Dix ans plus tard, le gouvernement ivoirien rend hommage aux victimes. Une marche silencieuse est organisée. Des fleurs sont déposées devant une stèle commémorative. Le vice-Premier ministre Téné Birahima et Jean-Christophe Béliard sont présents.
La cérémonie est sobre. Elle l'est d'autant plus que six des dix condamnés pour leur rôle dans l'attentat sont toujours en fuite. Parmi eux, Kountadala—le cerveau présumé de l'attaque.
"Cette sécurité, cette sérénité, cet espoir, c'est le meilleur hommage que la Côte d'Ivoire peut rendre aux victimes et aux familles des victimes", affirme l'ambassadeur de France.
Mais la douleur persiste. Les familles des victimes, elles, n'ont pas oublié.
Une lutte toujours actuelle
L'attaque de Grand Bassam a marqué un tournant. Elle a forcé la Côte d'Ivoire à se confronter à une menace djihadiste grandissante. Une menace qui ne s'est pas éteinte depuis.
En 2020, une autre attaque frappe le pays. Cette fois, c'est le nord qui est visé. Trois soldats sont tués. Là encore, AQMI revendique l'attaque.
La Côte d'Ivoire n'est pas seule. Le Sahel tout entier est en proie à la violence djihadiste. Une violence qui prend des formes nouvelles, qui s'adapte, qui persiste.
La France, elle aussi, reste engagée. Elle l'est militairement, mais aussi diplomatiqument. L'ambassadeur français présent à la commémoration en est le symbole.
Une mémoire à préserver
La mémoire des victimes de Grand Bassam doit être préservée. Elle doit l'être pour les familles, pour la Côte d'Ivoire, pour la France.
Mais elle doit aussi l'être pour les générations futures. Pour qu'elles comprennent. Pour qu'elles n'oublient pas.
"Le 13 mars 2016, une attaque djihadiste a endeuillé la Côte d'Ivoire. Nous devons nous en souvenir. Nous devons rester vigilants", conclut Jean-Christophe Béliard.
À suivre.
Sources
- France 24
- Clémence Valè
Par la rédaction de Le Dossier


