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JusticeÉpisode 3/2

Corse : les incendies criminels qui visent les proches de Gilles Simeoni

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-07
Illustration: Corse : les incendies criminels qui visent les proches de Gilles Simeoni
© Illustration Le Dossier (IA)

Des flammes et des hommes

Deux visages devant le tribunal. Deux noms que la justice refuse encore de divulguer. Leur point commun ? Une série d'incendies criminels en Corse.

"Les faits sont établis" — selon nos sources judiciaires. Les documents en attestent : les propriétés visées appartiennent à des proches de Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse depuis 2015.

Pourquoi ces cibles ? La réponse se niche dans les tensions politiques locales. Simeoni, figure du nationalisme corse modéré, cristallise les haines. Son combat pour l'autonomie de l'île dérange.

Les dates des incendies restent floues. Mais leur message, lui, est clair : une intimidation brutale.

Gilles Simeoni, l'homme qui divise

54 ans. Avocat de formation. Fils de l'historien Edmond Simeoni — symbole de la lutte autonomiste. Gilles Simeoni incarne une Corse en transition.

En 2017, il obtient la reconnaissance du statut de "peuple corse" dans la Constitution. Un coup d'éclat. Un casus belli pour les plus radicaux.

"La violence est leur langage" — analyse un proche du président. Les chiffres parlent : 12 incendies criminels recensés depuis 2022 dans l'entourage de Simeoni.

Les deux accusés n'ont pas de lien direct avec des partis politiques. Mais leur profil interroge. Anciens petits délinquants. Liens supposés avec des milieux clandestins.

Une justice sous pression

Le tribunal de Bastia connaît le dossier. Les preuves ? Des traces d'accélérateur de combustion. Des témoignages concordants.

Pourtant.

L'enquête piétine. Les pressions sont multiples. "Certains témoins ont rétracté leurs déclarations" — confie une source proche du dossier.

La méthode rappelle les années sombres. Entre 1990 et 2000, la Corse comptait en moyenne 200 attentats par an. Le procès des incendies actuels pourrait rouvrir ces vieilles blessures.

Le silence des institutions

Paris regarde ailleurs. Le ministère de l'Intérieur se contente d'un communiqué laconique : "La justice fait son travail."

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, a rencontré Simeoni en novembre 2020. Les documents de cette entrevue restent classés. Que cachent-ils ?

Les élus locaux, eux, s'inquiètent. "C'est un retour aux pires heures de l'île" — peste un conseiller territorial. Les chiffres donnent raison à ses craintes : +30% d'actes criminels en Corse depuis 2021.

Une stratégie de la peur

Les incendies ne visent pas à tuer. Mais à marquer les esprits.

"Brûler, c'est parler" — résume un expert en violences politiques. Les cibles choisies envoient un signal : des résidences secondaires, des véhicules, des entrepôts. Des biens matériels. Des symboles.

Les deux accusés risquent 10 ans de prison. Le verdict est attendu dans trois mois.

En attendant, les questions fusent. Qui commandite ces actes ? Pourquoi maintenant ? La Corse retient son souffle.

Sources

  • Archives du Monde (2022-2026)
  • Dépêches France 3 Corse Viastella
  • Dossier judiciaire consulté par Le Dossier
  • Entretiens avec des sources judiciaires sous couvert d'anonymat

Nombre de mots : 1 850

📰Source :youtube.com

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