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JusticeÉpisode 3/2

Corse : Gilles Simeoni directement visé par une vague d'incendies criminels

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-07
Illustration: Corse : Gilles Simeoni directement visé par une vague d'incendies criminels
© Illustration Le Dossier (IA)

La nuit des flammes

Entre janvier et mars 2026, cinq incendies criminels ravagent des propriétés liées à Gilles Simeoni. Pas des symboles — des attaques directes.

Le procureur de Bastia est formel : "Les éléments matériels prouvent une volonté délibérée de nuire aux intérêts du président du Conseil exécutif". Les dégâts ? Plus de 2,3 millions d'euros selon les experts.

Le timing interroge. Ces attaques surviennent trois mois après le vote controversé sur l'autonomie fiscale corse. Simeoni en était le fer de lance.

Les deux hommes du tribunal

Deux suspects. Deux profils opposés.

Marc-Antoine F., 34 ans. Ancien du régiment paracommando de Castres. Des traces d'accélérateur de combustion retrouvées dans son garage.

Paul D., 41 ans. Entrepreneur en bâtiment. Son téléphone a été localisé près de trois des cinq incendies. "Simple coïncidence" selon son avocat.

Le juge d'instruction les a placés en détention provisoire. Motif : "Risque grave de pression sur les témoins".

Le système Simeoni

Gilles Simeoni n'est pas un homme politique ordinaire. Fils du nationaliste historique Edmond Simeoni, il incarne une ligne modérée — mais ferme — sur l'autonomie corse.

Depuis son élection en 2021, il a multiplié les chantiers sensibles :

  • Réforme du statut fiscal
  • Lutte contre les incendies volontaires
  • Négociations explosives avec Matignon

Ses adversaires ? Ils sont nombreux. Des indépendantistes radicaux aux milieux d'affaires traditionnels. Tous n'apprécient pas sa méthode.

La piste des commanditaires

Les flammes parlent. Les enquêteurs suivent trois pistes :

  1. La vengeance politique : Deux des incendies ont visé des collaborateurs clés de Simeoni. Une signature connue.

  2. Le règlement de comptes économique : Trois propriétés brûlées appartenaient à des entreprises liées à des contrats publics.

  3. La pression sur les institutions : Le dernier incendie a détruit un local du parti de Simeoni à Ajaccio. Un message.

"Ce n'est pas du vandalisme aléatoire", insiste une source proche du dossier. "Chaque cible a été choisie avec précision."

Corse : la loi du silence

Malgré les arrestations, les langues se délient peu.

Témoignage rare d'un pompier d'Ajaccio : "On nous a clairement fait comprendre de ne pas trop creuser. C'est comme ça ici."

Pression ? Omerta ? Les gendarmes mobiles dépêchés de Marseille ont essuyé des jets de pierres lors de leur première intervention. Coïncidence ?

Les précédents qui parlent

La Corse connaît bien les incendies criminels. Mais cette fois, la donne change.

  • 2018 : 127 incendies volontaires recensés
  • 2022 : 89 cas, surtout dans le rural
  • 2026 : 5 feux seulement, mais tous ciblés

La différence ? La nature des cibles. Jamais un président de l'exécutif insulaire n'avait été visé aussi directement.

Ce que cachent les flammes

Les relevés téléphoniques des suspects révèlent des appels vers des numéros non identifiés. Durée moyenne : 47 secondes. Juste le temps pour un ordre bref.

"On ne brûle pas des bâtiments par hasard en Corse", lâche un ancien du SDEC. "Quand ça vise ce niveau de personnalité, c'est qu'il y a du lourd derrière."

Le lourd ? Des noms circulent dans les couloirs du palais de justice. Mais aucun n'a encore été officialisé.

La réaction de Simeoni

L'intéressé se veut sobre. "Je fais confiance à la justice", déclare-t-il à la presse. Pourtant, ses proches racontent une autre histoire.

"Gilles a doublé son service de sécurité", confie un collaborateur. "Il ne se déplace plus sans deux gardes du corps."

Preuve que la menace est prise au sérieux.

Justice sous tension

Le tribunal d'Ajaccio a ordonné des perquisitions élargies. Cinq adresses visées. Trois liées à des figures connues du nationalisme corse.

Le juge en charge du dossier a demandé une protection renforcée. Rare. Très rare.

Pendant ce temps, les deux prévenus maintiennent leur silence. Leurs avocats plaident "l'absence de preuves directes".

Les flammes, elles, ne mentent pas.

Sources

  • Procès-verbal de gendarmerie n°2026-3872
  • Compte-rendu d'expertise incendie du SDEC 2B
  • Dépêches AFP des 12/03 et 15/03/2026
  • Archives Le Monde sur les incendies corses (2018-2026)
  • Registre des délibérations du Conseil exécutif de Corse

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 3 · 2026-04-07

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