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SociétéÉpisode 3/3

Mort de Lyhanna : la Ciivise somme le gouvernement d'agir

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-06
Illustration: Mort de Lyhanna : la Ciivise somme le gouvernement d'agir
© Illustration Le Dossier (IA)

Un ultimatum.

La Ciivise a parlé. Par la voix d’un communiqué relayé par Franceinfo, elle exprime « sa profonde émotion et sa vive inquiétude » — selon les informations du Dauphiné Libéré. L’objet de cette colère ? La mort de Lyhanna, une enfant victime de maltraitances. La commission ne cache pas son urgence : mettre en œuvre sans délai ses recommandations (oui, vous avez bien lu : pas demain, pas après une énième commission). Elle somme.

Un enfant est mort. « Tirer toutes les conséquences de l’affaire Lyhanna », martèle la Ciivise dans un message que Franceinfo a diffusé. Quelles conséquences ? La commission ne dresse pas de liste exhaustive ici. Elle rappelle seulement que ses préconisations — si elles étaient appliquées — auraient pu éviter ce drame. C’est un ultimatum, pas une supplique. Le gouvernement est placé face à ses responsabilités. Agir ou continuer à compter les morts. La question est brutale : combien d’enfants encore ?

Créée en janvier 2021, la Ciivise n'a cessé d'alerter.

Son objectif : enquêter sur les défaillances du système et formuler des recommandations. Depuis, elle a publié plusieurs rapports, identifié des centaines de manquements. Mais l’application des mesures piétine. Et pourtant.

Le gouvernement avait déjà été interpellé. En 2024, le président de la Ciivise, Édouard Durand (à l’époque), avait dénoncé un manque de volonté politique. Aujourd’hui, c’est la mort de Lyhanna qui sert de catalyseur. La commission estime que l’État n’en fait pas assez. Les recommandations existent — précises, chiffrées, sourcées. Mais les budgets ne suivent pas. Les formations des professionnels de l’enfance restent insuffisantes. Les juges manquent de moyens. La protection de l’enfance est un millefeuille administratif où les enfants se perdent. Lyhanna en est la preuve. Voilà.

La Ciivise ne se contente pas d’alerter. Elle exige une mise en œuvre « sans délai ». Les termes sont choisis. Il ne s’agit plus de consultations, de groupes de travail, de promesses. Il s’agit de passer à l’acte.

Lyhanna est morte. Des maltraitances. Un défaut de protection ?

Les détails manquent encore. Pas de date, pas de lieu, pas de circonstances précises dans le transcript. La piste d’un défaut de protection est ouverte. Mais qui est responsable ? Les services sociaux ? La justice ? Un parent ? La commission ne cible personne nommément. Elle vise le système. Le gouvernement, en dernier ressort, est le garant de la protection de l’enfance. La Ciivise lui renvoie la balle.

Des questions demeurent. Y avait-il des signalements antérieurs ? Des procédures judiciaires en cours ? La famille était-elle connue des services ? Le Dauphiné Libéré, qui a couvert l’affaire, pourrait apporter des réponses — mais le transcript n’en contient pas. L’enquête judiciaire est en cours. La Ciivise, elle, ne peut pas attendre.

Prévenu, le gouvernement doit maintenant répondre.

Soit il applique les recommandations — soit il assume le statu quo. Les recommandations de la Ciivise sont connues. Elles portent sur la formation, le signalement, le suivi judiciaire, les moyens alloués aux associations. Leur coût est évalué à plusieurs centaines de millions d’euros. Un investissement, mais aussi une économie en vies humaines.

Le Premier ministre a-t-il réagi ? Aucune déclaration immédiate n’est rapportée par Franceinfo. Le silence est assourdissant. La ministre de la Justice, la secrétaire d’État à l’Enfance — où sont-elles ? La Ciivise attend des actes, pas des communiqués. Combien de signalements ont été ignorés ? Combien de dossiers classés sans suite ? Lyhanna aurait-elle pu être sauvée ? La commission le croit. Et elle le dit.

Pas un accident isolé.

Chaque année en France, des dizaines d’enfants meurent des suites de maltraitances. Les chiffres officiels sont sous-estimés. Les associations crient à l’inaction. La Ciivise a déjà démissionné en 2024. Un clash retentissant avec le gouvernement. La commission jugeait « inacceptable » le manque de suivi de ses recommandations. Aujourd’hui, elle revient à la charge, mais avec un drame concret en bandoulière.

Le message est d’une clarté glaçante. Si les recommandations avaient été appliquées, Lyhanna serait peut-être en vie. Voilà ce que la commission affirme, en substance, dans son appel. Le gouvernement peut-il encore temporiser ?

La suite ?

Le Dossier y reviendra. La Ciivise ne lâchera pas. La pression médiatique monte. Le choc gagne l’opinion. Le gouvernement est acculé. Une seule issue selon la commission : des actes immédiats. Des crédits. Des lois. Des formations. Des contrôles. La protection de l’enfance doit devenir une priorité nationale — pas un vœu pieux.

Lyhanna n’est pas un nom de plus. Elle est le symbole d’un système qui échoue. La Ciivise le rappelle, encore une fois. Jusqu’à quand ?

Sources : Franceinfo (communiqué de la Ciivise), Le Dauphiné Libéré (citation de la commission)

📰Source :youtube.com

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Épisode 3 · 2026-06-06

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