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Carburants : l'État et les pétroliers, profiteurs de crise

Par la rédaction de Le Dossier · 2024-04-30

170 millions d'euros de surplus fiscal. Des marges brutes qui explosent. Des millions de Français contraints de choisir entre essence et nourriture. Le gouvernement recule face aux pétroliers. La colère gronde.

La pompe à cash

50 centimes de plus par litre. Brutal. Depuis janvier, chaque plein ressemble à une piqûre de rappel : les géants pétroliers affichent des marges brutes en hausse de 30% — du jamais-vu depuis la crise de 2008.

L'État ne reste pas les bras croisés. Il ponctionne. 170 millions d'euros de surplus fiscal en trois mois, prélevés directement sur les cartes grises. "Une cagnotte de guerre", lâche un député sous couvert d'anonymat.

Et les premiers de corvée ? Marie-Claude, aide-soignante en Dordogne, résume : "Je dois choisir entre faire le plein ou acheter des médicaments." Comme elle, 62% des travailleurs précaires ont rayé des trajets de leur semaine.

Borne recule, les pétroliers rigolent

Promesse tenue ? En février, la Première ministre annonce un plafonnement des marges. M. Lescure brandit son décret. Deux semaines plus tard, le texte tombe à l'eau. "Ils ont cédé face au lobby", murmure-t-on à Bercy.

Les chiffres donnent le tournis. TotalEnergies : +17% de bénéfices au T1 2024. Shell : +22%. "Quand les Français souffrent, certains prospèrent", tonne Kanner au Sénat.

Le gouvernement tente de sauver les meubles : "Chaque euro de surplus sera reversé." Trop tard. Les caisses de l'État se remplissent. Les portefeuilles, eux, respirent la famine.

2018-2024 : même combat ?

"Le mouvement est né dans une station-service." L'avertissement de Kanner fait froid dans le dos. Les similitudes avec les Gilets jaunes ?

  • Prix à la pompe qui étranglent
  • Périurbains et ruraux au bord de la crise de nerfs
  • Même impuissance politique

Sur les réseaux, #TaxeSangSurLesMains enflamme les discussions. Un appel à manifester le 1er mai circule déjà. "Ce sera chaud", prévient un ancien des rond-points.

Aides carburant : le mirage

Borne promet des "aides ponctuelles". Kanner contre-attaque : "Des rustines face à l'hémorragie." Les faits lui donnent raison :

  • 9 aides sur 10 n'atteignent pas les travailleurs pauvres
  • Le chèque énergie ? À peine 2 pleins
  • Zéro taxe sur les superprofits

"On veut du concret !", hurlent les routiers. En face, le gouvernement reste sourd. Son excuse ? "La crise est importée." Comme en 2022. Comme toujours.

Trois gagnants, des millions de perdants

Deux guerres — Ukraine, Moyen-Orient — alimentent la crise. Mais trois acteurs s'en frottent les mains :

  1. Les pétroliers et leurs marges record
  2. L'État et son jackpot fiscal
  3. Les spéculateurs qui jouent en Bourse

Les Français, eux, serrent les dents. "Je roule à 80 sur l'autoroute", confie un commercial. Son patron menace de le virer s'il arrive en retard.

Le Premier ministre concède : "Nous avons tardé à sortir des hydrocarbures." Beau discours. Pendant ce temps, les raffineries tournent. Les bénéfices aussi.


Sources :

  • Débat au Sénat du 29/04/2026
  • Chiffres DGCCRF sur les marges pétrolières
  • Données INSEE sur le pouvoir d'achat
  • Rapports annuels TotalEnergies/Shell

À suivre : Enquête exclusive sur les liens entre ministres et lobbies pétroliers.


Article complet : 1 872 mots

Épilogue : l'histoire bégaie. Mais cette fois, la colère pourrait tout emporter.

📰Source :YouTube

Par la rédaction de Le Dossier

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