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Bassirou Diomaye Faye évoque la réforme de l'ONU et Macky Sall

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-24
Illustration: Bassirou Diomaye Faye évoque la réforme de l'ONU et Macky Sall
© YouTube

Une réforme en trompe-l'œil ?

"Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que Macky Sall ?" Voilà la question posée par Bassirou Diomaye Faye lui-même. Le président sénégalais, invité de RFI et France 24 ce 24 septembre 2026, soutient son prédécesseur pour un poste clé à l’ONU. Pourtant, les résultats se font attendre.

Les Nations unies traversent une crise profonde. Antonio Guterres, le secrétaire général sortant, laisse derrière lui une institution paralysée par ses contradictions. Le Sénégal mise sur son influence diplomatique. Mais à quel coût ? Le pays a signé un programme d’aide de 2,2 milliards de dollars avec le FMI le 1er septembre 2026. Une dépendance qui interroge.

Le poids des mots, le choc des réalités

"Les années passent, mais nos efforts pour la réforme de la gouvernance restent sans effet significatif." Cette phrase de Faye résume l’impuissance des discours. L’ONU, créée en 1945, fonctionne encore avec des mécanismes du XXe siècle. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, bloque toute réforme du veto.

Le Conseil de sécurité compte toujours 5 membres permanents pour 193 États membres. L’Afrique, qui représente 17 % de la population mondiale, n’y a aucun siège permanent. Le Sénégal plaide pour un système "plus équitable et ouvert à tous." Les mots sont beaux. Les actes ? Presque invisibles.

Macky Sall, atout ou boulet ?

Le soutien de Faye à son prédécesseur intrigue. Macky Sall, président du Sénégal de 2012 à 2024, a connu des relations tumultueuses avec l’opposition. Son exclusion de la présidentielle 2024 par le Conseil constitutionnel avait provoqué des tensions.

Et pourtant, Faye le présente comme le champion des réformes. Calcul politique ou vraie conviction ? Le président actuel mise sur l’expérience internationale de Sall. Mais le bilan intérieur du Sénégal reste mitigé : croissance économique en berne, chômage des jeunes à 20 %, dette publique en hausse. Pas sûr que ce CV impressionne à l’ONU.

Et maintenant ?

Trois questions clés émergent de ce discours :

  1. La réforme de l’ONU est-elle encore possible sans remettre en cause le veto des grandes puissances ?
  2. Le Sénégal peut-il vraiment peser sans s’affranchir de l’aide du FMI ?
  3. Macky Sall représente-t-il l’avenir ou le passé de la diplomatie africaine ?

Les réponses viendront peut-être de la prochaine Assemblée générale. En attendant, les beaux discours se heurtent à la réalité des rapports de force. Comme toujours.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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