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JusticeÉpisode 6/6

Bank of America paie 70 millions pour son rôle dans l'affaire Epstein

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-28
Illustration: Bank of America paie 70 millions pour son rôle dans l'affaire Epstein
© Illustration Le Dossier (IA)

72,5 millions de dollars. Le prix du silence. Bank of America vient de solder une procédure civile qui l'accuse d'avoir "facilité, soutenu et dissimulé" le réseau de Jeffrey Epstein. Pas d'aveu. Pas d'excuses. Juste un chèque.

Un règlement qui hurle plus fort que des mots

Le montant est précis : 72,5 millions. La date, elle, reste floue. La banque ne s'est pas exprimée. Comme souvent, l'argent tient lieu de couvercle.

"Facilité le trafic sexuel." Cette phrase, tirée des documents judiciaires, dit tout. Bank of America n'a pas nié. Elle a payé.

Entre 2022 et 2024, la banque a opté pour la sortie classique : le "neither admit nor deny". Ni reconnu, ni contesté. Une technique bien rodée.

Les relevés bancaires parlent d'eux-mêmes. Virements répétés vers les Bahamas. Retraits en cash. Paiements à des "massage therapists" mineures. Tout était là, noir sur blanc.

Epstein, client VIP malgré les alertes

Jeffrey Epstein était un client problématique. Mais un client très riche.

Dès 2008, après sa première condamnation pour prostitution de mineures, des employés de la banque ont signalé des transactions suspectes. Rien n'a changé.

En 2019, le financier meurt en prison. Son empire financier, lui, reste intact. Et ses complices aussi.

La banque savait. Les documents le prouvent. En 2021, une plainte collective déposée par des victimes met en lumière son rôle clé :

  • Maintenance des comptes malgré les condamnations
  • Virements internationaux sans justification
  • Absence de signalement aux autorités

"Un système", selon les avocats des plaignants. Pas une erreur.

Les banques, maillons essentiels du trafic

Sans comptes bancaires, Epstein ne pouvait pas agir.

Les transferts vers les Îles Vierges. Les paiements en espèces aux recruteurs. Les salaires des complices. Tout passait par des institutions "respectables".

Bank of America n'est pas la première. En 2020, JP Morgan avait payé 75 millions pour des accusations similaires. Deutsche Bank, 150 millions en 2021.

Un schéma qui se répète.

Qui contrôle ? Personne. Le système bancaire international reste le meilleur allié des réseaux criminels. Malgré les lois. Malgré les scandales.

France : les connexions cachées

L'affaire Epstein a une branche française.

En 2023, la banque Rothschild Paris était perquisitionnée dans le cadre de l'enquête. Le diplomate Fabrice Aidan — proche d'Epstein — était dans le viseur.

Les documents saisis mentionnaient des virements vers des paradis fiscaux. Des montants identiques à ceux retrouvés dans les comptes de Bank of America.

Coïncidence ?

À suivre.

L'impunité bancaire, une tradition

  1. Les accords de Bretton Woods créent le système financier moderne.

  2. La Banque mondiale accorde son premier prêt : 250 millions de dollars à la France.

  3. Une banque paie 70 millions pour avoir aidé un pédocriminel.

Le cercle vicieux est complet.

Les victimes d'Epstein ont obtenu une compensation. Minime face à leurs souffrances. Aucun dirigeant de Bank of America ne sera inquiété.

Comme toujours.

Sources

  • Documents judiciaires de la procédure civile contre Bank of America (franceinfo.fr)
  • Archives sur les règlements bancaires liés à Epstein (20minutes.fr)
  • Dossier "Banque Rothschild perquisitionnée dans l'affaire Epstein" (Le Dossier, 2023)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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