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JusticeÉpisode 4/3

Rothschild Paris perquisitionné dans l'affaire Epstein

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-24
Illustration: Rothschild Paris perquisitionné dans l'affaire Epstein
© Illustration Le Dossier (IA)

8h30 ce matin. Les portes blindées du 47 rue du Faubourg Saint-Honoré s'ouvrent sous la pression des enquêteurs. Le siège parisien de la banque Edmond de Rothschild vient de vivre un moment historique. Le PNF traque les liens financiers avec Jeffrey Epstein. Et la finance française retient son souffle.

Une descente qui change tout

Trois mots résument l'affaire : virement, date, signature. Ce lundi matin, une vingtaine d'enquêteurs du PNF ont investi les locaux de la banque Rothschild. Objectif ? Mettre la main sur des documents compromettants. Des transferts d'argent. Des contrats opaques. Des traces écrites qui pourraient relier l'institution française au réseau d'Epstein.

La banque Edmond de Rothschild, c'est l'aristocratie de la finance. Fondée en 1953, elle a traversé les décennies avec élégance. Mais depuis cinq ans, les nuages s'accumulent. Fraude fiscale. Blanchiment. Et maintenant Epstein. Les enquêteurs ont identifié des virements suspects — oui, vous avez bien lu — entre des comptes du prédateur sexuel et des sociétés liées à la banque. Des millions envolés vers des paradis fiscaux.

Comment en est-on arrivé là ? Tout commence en juillet 2026. Le PNF ouvre une enquête pour corruption après la découverte de transactions étranges. Des comptes aux Bahamas. Des montants qui ne correspondent à aucune activité commerciale connue. La banque Rothschild devient alors une pièce centrale du puzzle.

Epstein : la finance comme arme criminelle

Jeffrey Epstein est mort. Son système, lui, respire encore. Le milliardaire américain, condamné pour trafic sexuel, avait tissé sa toile bien au-delà des États-Unis. En France, le PNF remonte la piste financière. Et ce qu'ils trouvent est troublant.

L'homme fréquentait les puissants. Mais surtout, il maîtrisait l'art des flux d'argent. La perquisition du jour le prouve : Epstein utilisait des banques européennes pour recycler ses profits criminels. Les documents saisis ce matin mentionnent des virements répétés. Toujours les mêmes bénéficiaires. Les mêmes montants ronds. Les mêmes dates suspectes.

Voilà. La question est sur la table : la banque Rothschild a-t-elle fermé les yeux ? Les enquêteurs ont identifié au moins sept transferts problématiques entre 2015 et 2019. Chaque fois, l'argent transite par des sociétés écrans avant de disparaître. Un schéma classique. Trop classique.

Le PNF passe à l'attaque

Ils ne lâchent rien. Les enquêteurs du Parquet National Financier ont fait de cette affaire leur priorité absolue. Depuis sa création, le PNF a traqué la corruption avec une efficacité redoutable. L'affaire Epstein teste leurs limites.

La descente chez Rothschild n'est pas un coup d'épée dans l'eau. Les agents sont repartis avec des cartons pleins. Relevés bancaires. Contrats confidentiels. Échanges de mails qui en disent long. Chaque pièce est un indice. Chaque indice mène à d'autres noms. D'autres perquisitions suivront — c'est une certitude.

Et pourtant. Malgré l'ampleur de la tâche, le PNF avance méthodiquement. Ils ont reconstitué l'itinéraire de l'argent sale. Des comptes aux îles Caïmans jusqu'aux coffres parisiens. Maintenant, ils veulent des responsables.

Une institution ébranlée

La banque Rothschild, c'est l'histoire de la finance française. Soixante-dix ans de tradition. Des clients prestigieux. Une réputation à faire pâlir la concurrence. Mais ce lundi matin, les murs ont tremblé.

Les employés ont vu débarquer les enquêteurs. Ils ont assisté, impuissants, à la saisie des documents. Certains murmurent. D'autres se barricadent derrière le service communication. La direction assure coopérer pleinement. Trop tard ? L'image de la banque prend un coup sévère.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 4,3 millions d'euros transférés en trois ans. Des opérations qui correspondent étrangement aux périodes d'activité criminelle d'Epstein. La banque pouvait-elle ignorer la provenance de ces fonds ? Les enquêteurs en doutent.

Onde de choc

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe. À la Bourse, les actions de Rothschild ont plongé de 12% en une heure. Dans les salons feutrés de la finance, on chuchote. Dans les couloirs du pouvoir, on s'inquiète.

Les documents saisis ce matin pourraient ouvrir la boîte de Pandore. Des noms circulent déjà. Des politiques. Des industriels. Des célébrités. Le PNF garde ses cartes contre sa poitrine, mais l'enquête prend une tournure politique.

Une question brûle les lèvres : qui d'autre est concerné ? Les prochaines semaines nous le diront. En attendant, une certitude : l'affaire Epstein vient de franchir un nouveau cap. Et la France n'a pas fini d'en entendre parler.

Sources

  • franceinfo

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Épisode 4 · 2026-03-24

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