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SociétéÉpisode 4/13

Alpes-Maritimes : le Far West des antennes 5G – quand les opérateurs imposent leur loi

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-13
Illustration: Alpes-Maritimes : le Far West des antennes 5G – quand les opérateurs imposent leur loi
© YouTube

Ici, les pylônes poussent plus vite que les arbres

Les quatre opérateurs français plantent leurs propres relais sans chercher à partager les infrastructures. Les témoignages des collectifs locaux le confirment.

Les faits parlent d'eux-mêmes : certaines antennes se trouvent à moins de deux cents mètres l'une de l'autre. « Nous ne sommes pas contre la 5G, nous voulons juste que les antennes soient mutualisées », explique un représentant des collectifs. Traduction : « ridicule » — ce sont leurs mots — de multiplier les pylônes quand un seul suffirait.

Dans les Alpes-Maritimes, plus de vingt collectifs se sont constitués. Leurs membres dénoncent deux nuisances principales : la dépréciation de leurs biens immobiliers et des craintes sanitaires. Et pourtant, rien n'avance.


Le maire regarde, impuissant

Bertrand Gaziglia, maire de Tourette-Levens, ne décolère pas. « On est dans une sorte de Far West », lâche-t-il. « Les maires n'avons aucun pouvoir d'autoriser ou d'interdire une antenne de téléphonie mobile. »

Pour installer un relais, l'opérateur n'a besoin que de l'accord du propriétaire du sol. Certains acceptent contre rémunération — ce qui crée des tensions de voisinage. « C'est incompréhensible », ajoute Gaziglia.

Interrogés, les opérateurs ne jouent pas tous la même partition. Orange assure « recourir au maximum à la mutualisation ». Les trois autres — SFR, Bouygues Telecom, Free — n'ont pas répondu. Silence radio.


Une loi pour mettre de l'ordre

La sénatrice des Alpes-Maritimes Patricia Demass a fait voter une loi qui change la donne. Désormais, avant d'installer une nouvelle antenne, l'opérateur doit prouver qu'il ne peut pas mutualiser une infrastructure existante. « On économise et on accélère les installations puisqu'on doit se greffer sur ce qui existe », explique-t-elle.

Deuxième volet : les pouvoirs de l'ARCEP sont renforcés. Mais la loi prévoit aussi que « dans beaucoup de dossiers, ce sera à la justice administrative de trancher ». Voilà. Le combat se déplace désormais devant les tribunaux.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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