Sabrina, 17 ans, égorgée par un marginal qu'elle hébergeait : la série noire des Alpes-Maritimes

Les faits — selon la source Canal Crime
Le meurtre de Sabrina est documenté par la vidéo de Canal Crime. Le 6 septembre 2012, vers 13 heures, le SAMU alerte Pierre Donadé, maire du village voisin et médecin urgentiste. Il se rend au domicile de Dany et Didier, les parents adoptifs de Sabrina. À l'étage, il découvre la jeune fille : « poignardée une fois à l'abdomen et plusieurs fois au cou, la gorge tranchée ». Il constate le décès.
Teddy Mutic est interpellé dans le fourgon de gendarmerie. Il a lui-même appelé le 17 pour avouer. En garde à vue, il reste « impassible », refuse de donner son nom, ne répond pas aux questions. « Pourquoi tu as fait ça ? Aucune réponse », rapporte le médecin. Les enquêteurs reconstituent le fil : Teddy avait été hébergé par la famille en 2008, après avoir été mis à la rue par sa mère. Sabrina s'était dite mal à l'aise en sa présence. Les parents l'avaient prié de partir en 2009, avec 50 euros. Le jour du crime, il est entré, a frappé.
L'affaire Raspini est plus ancienne. Selon Canal Crime, Francine et Marc Raspini vivaient reclus dans une villa de Nice. Leur disparition n'a pas déclenché d'enquête immédiate. Ce n'est qu'après la découverte de la voiture de Marc que la police judiciaire a ouvert une investigation. Les corps ont été retrouvés dans le jardin, exhumés. L'autopsie a révélé que Francine avait été enterrée vivante, baillonnée. Deux chèques frauduleux de 17 000 et 11 000 euros avaient été débités. L'ordinateur portable de Marc a été retrouvé chez Philippe Dubois, l'un des accusés. L'ADN de Dubois était sur la scène de crime. Laurent Gauvin a écrit une lettre d'aveu en prison. Les trois hommes — Laurent Gauvin, son père Patrick Gauvin, et Philippe Dubois — ont été condamnés.
Le massacre de Marie Gilly reste le plus mystérieux. La vieille dame est agressée dans son hôtel, à Val-de-Blore. Des objets ensanglantés — une hachette, une pelle à neige — sont retrouvés, mais sans ADN exploitable. Pas d'effraction, pas de vol. Une lettre anonyme postée le lendemain accuse la famille Gilly. La rumeur enfle. Mais six jours après, un pompier se souvient : le soir du crime, il a secouru un conducteur accidenté à la sortie du village. Ce conducteur, c'est Jean-François Montillier, vivant dans une caravane au camping municipal. Perquisition : du sang de Marie Gilly est retrouvé sur sa chaussure. Il est mis en examen pour meurtre. Il nie, invoque un trou noir sous l'emprise de médicaments. Il est endetté, alcoolique, joueur. Il se suicide en prison. L'instruction se poursuit, mais sans lui. L'hôtel est toujours sous scellés.
Le contexte — selon la source
À Lucérame, « tout le monde se connaît », dit le maire. La famille de Sabrina a hébergé Teddy parce que « c'est notre nature ». Teddy est un jeune homme blessé : ses parents ont divorcé, sa mère lui a révélé que son père n'était pas son père biologique, il s'est senti abandonné. « Il a cette blessure qui ne s'est jamais refermée », explique un proche.
Les Raspini vivaient en marge de la société niçoise. Rentiers, ils possédaient plusieurs biens immobiliers, mais menaient une existence recluse.
Marie Gilly tenait un hôtel dans le village de Val-de-Blore. Son agresseur, Jean-François Montillier, était un marginal : il habitait une caravane, mais dilapidait tout dans l'alcool, le jeu et les prostituées. « Ce n'est pas vraiment un meneur, c'est quelqu'un qui suivrait plutôt », selon un rapport psychologique. Pour la famille Gilly, il a été « instrumentalisé ». La lettre anonyme n'a jamais été identifiée.
Le traitement judiciaire — selon la source
Teddy Mutic est incarcéré en attente de son procès. Il reste en cellule d'isolement, mutique. Les expertises psychiatriques doivent déterminer s'il est pénalement responsable. Mais la date du procès n'est pas fixée.
L'affaire Raspini a abouti à des condamnations : 25 à 30 ans de réclusion pour les trois accusés. Mais le mobile reste flou. Les preuves étaient solides.
Le meurtre de Marie Gilly reste le plus emblématique des blocages. Le suicide de Montillier a privé l'enquête de son principal témoin. « On a perdu les témoignages qu'il aurait pu donner », déplore la belle-fille. La police judiciaire de Nice a repris le dossier. Mais sans complice identifié, le mystère demeure.
Sources :
- Canal Crime (YouTube) — « Une adolescente égorgée par un marginal qu'elle hébergeait » (vidéo)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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