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Une légende qui court les rues
À chaque clocher sa légende. Celle d'Alençon s'est répandue comme une traînée de poudre blanche. Rien ne prédestinait cette paisible préfecture normande à devenir un bastion du crack en France. La ville, située dans l'Orne, est confrontée depuis trois ans à l'implantation durable de cette drogue dérivée de la cocaïne. Un commencement trouble. Une rumeur persistante.
Des faits minces, un constat préoccupant
Tout aurait commencé pendant le confinement.
« Ce qu'on entend, c'est que quelqu'un de la région parisienne serait venu s'installer à Alençon pendant le confinement et aurait initié plusieurs "cuisiniers" à la fabrication du crack », raconte Joaquim Pueyo, ancien maire de la ville.
L'ancien élu nuance immédiatement son propre propos : « Mais je n'ai aucune certitude là-dessus. »
L'unique source citée exprime elle-même ses doutes. L'information repose sur un oui-dire, rapporté par une personne qui n'affirme rien avec certitude. Depuis trois ans, la ville se débat pour endiguer le trafic et la consommation. Les circonstances exactes de l'arrivée du crack à Alençon restent, à ce stade, non établies.
Une ville moyenne face à l'onde de choc
Joaquim Pueyo, qui a été maire de la ville, est la seule voix audible dans cette enquête. Il rapporte des bruits de couloir, des récits collectés sur le terrain. Il ne livre pas de preuves matérielles.
La personne venue de la région parisienne aurait formé des « cuisiniers » locaux — c'est-à-dire des personnes capables de transformer la cocaïne base en crack, un processus chimique qui nécessite un savoir-faire spécifique. Cette formation aurait permis l'implantation locale du trafic, sans dépendre uniquement de réseaux extérieurs.
Qui est cette personne ? Son identité n'est pas révélée. Pas plus que celle des « cuisiniers ». L'enquête ne fournit ni noms, ni dates précises, ni documents. Elle repose sur une seule source — un ancien élu qui, prudemment, nuance ses propres déclarations.
Pour les habitants d'Alençon, le phénomène est visible. La ville se débat depuis trois ans. Les détails concrets de cette lutte — opérations de police, interpellations, saisies — ne sont pas précisés.
Le traitement judiciaire : une enquête qui reste à documenter
À ce jour, aucun élément judiciaire n'est rapporté. On ignore si une enquête a été ouverte. Si des interpellations ont eu lieu. Si des condamnations sont tombées.
Les faits décrits relèvent de ce que les journalistes appellent des « bruits de couloir ». Des informations fragiles, non vérifiées par des sources judiciaires ou policières directes. Le seul indice concret est la déclaration de l'ancien maire. Mais elle n'est étayée par aucun document, aucun témoignage concordant, aucun rapport officiel.
À ce stade, personne n'est mis en cause nommément. L'affaire relève plus du signalement d'un phénomène que de la révélation d'un scandale.
Sources
- Enquête de Mediapart — « Alençon, une paisible ville normande infiltrée par le crack », 15 juillet 2026
📰Source :rss_article
Par la rédaction de Le Dossier
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