Affaire Aramburu : 27 ans requis contre Loïk Le Priol, un procès aux relents d'extrême droite
Un lourd peine a été demandée hier contre Loïk Le Priol, accusé du meurtre de Federico Martin Aramburu, cet Argentin de 42 ans, ancien pilier du XV national, abattu en mars 2022. Entre la terrasse d'un bar et le trottoir, une question hante les débats : comment des militants radicaux armés ont-ils pu agir en plein Paris ?
Nuit rue Mabillon
Sur les images de vidéosurveillance, on distingue deux groupes. D'un côté, Romain Bouvier et Loïk Le Priol — ce dernier, ancien militaire avec un passé violent. Face à eux, Shaun Hegarty et Federico Aramburu, deux amis rugbymen.
L'altercation éclate sans crier gare. Un client provoque Le Priol. Réponse immédiate. Puis ce geste : Aramburu attrape la capuche de son agresseur. Et tout bascule.
Ces hommes que la justice n'a pas su arrêter
Le Priol ? Un profil connu. Il avait été condamné pour avoir torturé un ancien leader du GUD. Syndrome post-traumatique, selon son avocat. Mais suivi comment ?
Malgré un contrôle judiciaire, il portait une arme. Et pourtant.
Course mortelle
Après la bagarre, selon l'accusation, commence une traque. Bouvier tire à plusieurs reprises. Le Priol achève Aramburu à bout portant. La défense parle de réflexe militaire. Le procureur, lui, montre les vidéos.
Plusieurs fractures émergent du drame :
- Des tribunaux surchargés
- La prolifération des armes — Bouvier collectionnait, Le Priol trimbalait.
- L'ombre des extrêmes — Les liens des accusés avec l'ultradroite pèsent lourd.
Verdict demain. Mais le malaise, lui, persiste.
Sources : Valeurs Actuelles (reconstitution vidéo)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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