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Mort d'Aramburu : un enquêteur évoque une 'exécution

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-12
Illustration: Mort d'Aramburu : un enquêteur évoque une 'exécution
© AFRIQUE AYELE-Y / Pexels

Accroche

Boulevard Saint-Germain, 6h du matin. Federico Martin Aramburu, 42 ans, s'effondre sous les balles. L'ancien troisième ligne du Biarritz Olympique et de l'équipe d'Argentine ne se relèvera pas. Deux ans plus tard, lors du procès, un enquêteur décrit la scène avec des mots qui glacent : « une exécution ».

Les faits

Selon Le Monde Justice, les faits remontent au 19 mars 2022. Une altercation éclate entre Aramburu et un groupe d'hommes près d'un bar parisien. L'enquêteur présent au procès affirme que dix coups de feu ont été tirés — dont six ont atteint la victime. Deux impacts mortels.

Les images de vidéosurveillance, consultées par L'Équipe, montreraient une poursuite avant les tirs. La scène dure moins de deux minutes. « Appelle la police, je vais mourir », aurait murmuré Aramburu selon un témoin cité par Le Dauphiné.

Le contexte

Loïk Le Priol, 33 ans, est un ancien membre du Groupe Union Défense (GUD), mouvement d'extrême droite connu pour ses violences. Son profil interroge : comment un homme au casier judiciaire chargé a-t-il pu obtenir une arme à feu ?

Federico Martin Aramburu, lui, était une figure respectée du rugby. Père de trois enfants, il avait quitté les terrains en 2010. Ce soir-là, il célébrait simplement la victoire de son ancien club.

Le traitement judiciaire

Le procès, qui s'ouvre ce 7 septembre 2026, pourrait durer plusieurs semaines. La cour d'assises devra trancher : homicide volontaire ou « geste d'énervement » comme le défendrait l'accusé selon Le Dauphiné.

L'enquêteur, lui, ne laisse planer aucun doute : la multiplicité des tirs et leur localisation évoqueraient une volonté de tuer. « J'en ai buté plus d'un là-bas », aurait même déclaré l'un des accusés selon la même source.

Ce que ça dit de la France

Onze juges pour 100 000 habitants. La France en compte moitié moins que l'Allemagne. Résultat ? Des procès qui s'éternisent, des dossiers classés sans suite. Cette affaire cristallise un malaise plus profond : celui d'une justice sous-équipée face à la violence urbaine.

Quand l'État ne remplit plus son rôle régalien, les citoyens prennent parfois les armes. Ce n'est pas une excuse — c'est un constat. Le Canada, avec ses 25 juges pour 100 000 habitants, traite un dossier pénal en moyenne en 180 jours. En France ? 637 jours.

ET MAINTENANT ? La cour devra déterminer si ces dix détonations relèvent de l'homicide ou de l'exécution sommaire. Dans les deux cas, le système judiciaire français sortira affaibli de ce procès. —retenez ce nom— Loïk Le Priol.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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