De 250 000 à 7 000 passagers : l’aéroport de Lorient menacé de fermeture

Un effondrement sans précédent
Dans les années 1990, l’aéroport accueillait 250 000 passagers par an. Aujourd’hui, moins de 7 000. — Oui, vous avez bien lu. Deux départs ont tout changé : Air France d’abord, Ryanair ensuite. Sans liaisons régulières vers des hubs nationaux, l’aéroport civil de Lorient — couplé à la base militaire de Lann-Bihoué — s’est vidé.
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Morbihan déclare : « Un aéroport, c’est un outil structurant pour un territoire. On ne laissera pas faire. Un aéroport, c’est un outil structurant et ce que l’on sait, c’est que lorsqu’un aéroport ferme, il ne rouvre plus jamais. »
2022 : l’État confie les clés à Groupe Edis
L’État, propriétaire des lieux, a confié la gestion au Groupe Edis en 2022. Objectif : 110 000 passagers à l’horizon 2026. Raté. Le maire de Lorient déclare : « On nous annonçait un peu plus de 110 000 passagers à l’horizon 2026. Donc évidemment, on n’est pas au rendez-vous des ambitions qu’on s’était fixé ensemble, c’est-à-dire de véritables liaisons régionales vers un hub et pour l’instant, on est loin des ambitions initiales. » Aucune subvention publique.
Groupe Edis : « On est reparti avec rien »
« On est reparti, je le rappelle, en post Covid avec rien », explique le directeur du Groupe Edis. Le groupe mise sur la diversification : « On a reconstruit, on a remodelé l’aviation d’affaires. On l’a conforté. Ensuite, on a quand même conservé la ligne régulière qui existe déjà mais on l’a optimisée, la ligne Lorient-Toulouse. On a maintenu l’aviation sanitaire, on a accueilli l’aviation militaire et on a maintenu l’aviation sportive. » Et demain ? « Vu les progrès technologiques sur l’aviation électrique, il y aura des avions qui pourront facilement relier l’aéroport de Brest de Rennes ou de Nantes pour aller soit en moyen courrier ou long courrier. »
Pêcheurs, élus et entreprises : la mobilisation monte
Des pêcheurs de la Scapêche utilisent un vol hebdomadaire depuis Inverness pour rentrer à Lorient. L’un d’eux témoigne : « C’est notre moyen de transport pour aller travailler et revenir du travail bien sûr. Et s’il y avait plus d’aéroport ici, ça serait un vrai problème ? Je pense oui, je pense pour déjà pour tous les Lorientais et tout pour la Bretagne. » Le président de la CCI renchérit : « Nous étions prêts à mettre la main au portefeuille pour au moins relancer une offre aéroportuaire, cette fameuse ligne régulière que nous attendons vers un hub national parce que nous avons besoin de cette desserte encore une fois pour nos acteurs économiques et pour notre population. »
Un avenir suspendu à une décision ministérielle
Rendez-vous décisif. Le maire de Lorient a rendez-vous avec Philippe Tabarot, le ministre des Transports.
Sources : déclarations publiques du président de la CCI du Morbihan, du maire de Lorient et du directeur du Groupe Edis, recueillies dans un reportage vidéo diffusé sur YouTube.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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