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SociétéÉpisode 3/2

Zineb El Razoui au Sénat : l'État finance-t-il ses ennemis ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-11
Illustration: Zineb El Razoui au Sénat : l'État finance-t-il ses ennemis ?
© YouTube

« Il y a une urgence extrême : faire un grand nettoyage dans les subventions. » Zineb El Razoui ouvre son audition au Sénat par cette déclaration, rapportée par Public Sénat. La journaliste épingle le financement public d'associations qu'elle accuse de promouvoir un islam radical.

Des subventions publiques pour des associations antirépublicaines ?

« Lorsque nous arrivons à établir qu'un élu verse une subvention à une association antirépublicaine qui promeut le voilement des petites fillettes, qui promeut les horaires non mixtes dans des piscines, il ne se passe rien. » C'est ce qu'affirme El Razoui devant la commission, selon nos confrères de Public Sénat.

Elle poursuit : « Une association sportive qui en réalité est un lieu de rencontre de fichiers S qui viennent s'entraîner à la boxe, toutes sortes de choses, et qui bénéficient de subventions. »

Son constat est sans appel : « Il y a une impunité pour ces élus-là à qui le principe de reddition des comptes n'est plus demandé. »

Le mythe de l'imam modéré

La journaliste s'attaque à ce qu'elle nomme « le mythe de l'imam modéré ». Sa question, retranscrite par la vidéo de l'audition : « Est-ce qu'un imam modéré, c'est quelqu'un qui ne tue pas ou qui ne prend pas la violence ? Si c'est le cas, ben merci, c'est bien gentil. »

Elle enfonce le clou : « On n'a pas besoin de la condamnation de ces gens-là. On aimerait qu'ils condamnent les textes qu'ils enseignent dans leur mosquée et qui sont les textes sur lesquels les terroristes se basent pour perpétrer ces crimes. »

Et de demander : « Pourquoi a-t-on besoin d'un interlocuteur qui s'exprime au nom de l'islam ? » La République française, rappelle-t-elle, « ne doit jamais adouber un intermédiaire communautaire entre ses citoyens et elle-même. »

La MIF : une instance « républicaine » qui pose question

Elle cite l'exemple de la MIF — l'Instance de la Mosquée de France ? —, rapporté par Public Sénat : « Des instances reconnues par la République qui vont travailler main dans la main avec la République et qui sont des instances religieuses tenues par des imams. Moi, en tant que personne attachée à la laïcité et aussi en tant que Française athée, cela me choque. »

El Razoui évoque la stratégie des Frères musulmans : « Il y avait cette même stratégie de subversion de la part des Frères musulmans contre la démocratie en disant que la démocratie était du koufre, que c'était une hérésie. Maintenant, ils nous expliquent que ce sont finalement eux les plus grands démocrates. »

« Nous avons des islamistes notoires qui nous parlent de la laïcité, de ses bienfaits. La laïcité selon eux ne serait que la possibilité de porter le voile partout. »

Le « juteux marché » de la déradicalisation

« Cette arnaque de la déradicalisation qui consiste à considérer des criminels de masse comme des personnes malades ou fragiles ou comme des victimes qu'il faut prendre en charge ne nous mènera nulle part. » El Razoui dénonce, selon la vidéo, un système devenu « un juteux marché auquel personne ne demande des explications ».

Sa proposition est claire : « La seule façon de déradicaliser, c'est de libérer la critique sur l'islam et de promouvoir la laïcité. Plutôt que de mettre de l'argent dans des associations qui font faire des brioches ou des matchs de basket à des criminels de masse, je préfère que l'on promeuve des associations qui font de la pédagogie sur la laïcité. »

Le terrorisme n'est pas la finalité

Son analyse est implacable : « Le terrorisme n'est pas une finalité en soi pour l'islamisme. Le terrorisme, c'est un moyen pour islamiser la société en profondeur. » Selon elle, « ce qui a été fait jusqu'ici, c'est de dire aux musulmans intégristes qui posent problème : 'S'il vous plaît, les gars, ne vous faites pas exploser, pas de terrorisme, mais restez dans votre idéologie finalement.' »

Elle décrit des pressions du quotidien : « Nous n'avons pas le droit de boire du vin à midi si on est dans un quartier où il y a un peu trop d'islamistes. Nous n'avons pas le droit d'épouser quelqu'un de confession juive ou d'être homosexuel. »

Le droit au blasphème

Sa conclusion, rapportée par Public Sénat : « Il est urgent de rétablir le droit au blasphème, à l'irrévérence et la critique de l'islam. » Car c'est « cette frontière du blasphème qui dessine la frontière entre un État civilisé et un État barbare ».

Elle rappelle que ses anciens collègues de Charlie Hebdo ont été assassinés parce qu'ils étaient « le seul phare du blasphème dans ce pays, et peut-être dans le monde ». Et que ce phare a été abattu en France.

« C'est un drame, une perte inestimable pour toute l'humanité. »

Et maintenant ?

« Les esprits libres partout dans le monde et surtout dans les pays musulmans nous regardent. Ils comptent sur nous. Ils savent que si le bastion laïque français s'effondre, il n'y aura plus d'endroit dans le monde pour des gens comme moi. »

Voilà. Le mammouth est dans la pièce.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 3 · 2026-08-11

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