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Épisode 7/17

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Par la rédaction de Le Dossier · 3 AOÛT 2026
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Dans la salle, l’ambiance bascule

Certains gémissent. D’autres crient. Pleurent. La formatrice lance : « Ça peut guérir de tout, du cancer à la dépression. » Interrogée sur les pathologies graves, elle insiste : « On a vu des gens qui étaient dans la recherche de cette connexion et qui avaient des grosses pathologies, genre cancer, des trucs graves, qui ont été guéris parce que la Kundalini a guéri. » La psychologue analyse froidement : « C’est comme si elle était en train de jouir au milieu de toutes ces personnes qui sont là complètement soumises. »

La main au-dessus du crâne pour « sentir le courant »

Pour « réveiller la Kundalini », on place la main au-dessus de la tête. Le but ? Vérifier un courant frais. La formatrice insiste : « Est-ce que tu sens du froid ? » La journaliste ne ressent rien. Réponse : « Oui, ça passe. Mais toi, tu es pas encore très perceptive. C’est normal au début. » La psychologue explique : la suggestion suffit à créer des sensations. « C’est leur psychisme qui leur crée des tours. » Certains participants rapportent des hallucinations visuelles : ils voient leurs pieds « bordeaux, d’une autre couleur ».

Le « langage de l’âme » et ses dérives

Lors d’un autre cours, la formatrice introduit le « light language ». Un langage chanté, soi-disant « le langage de l’âme ». Consigne : « Essayez pas de comprendre, d’analyser avec le mental. » Les participants dansent, émettent des sons. La psychologue décrit une mécanique de groupe : « Il y en a un qui va se mettre à danser, et tout le monde va s’y mettre. C’est exactement ce qu’elle attend. »

La peur comme moteur

La formatrice le rappelle : si l’on ne pratique pas assez, « il va nous arriver plein de mauvaises choses ». La psychologue analyse : cela crée une dépendance. « Les personnes pensent que plus elles vont pratiquer, plus ça va marcher. Si ça marche pas, c’est qu’on a pas assez la foi. » Certains viennent tous les jours, répètent des mantras en boucle. Une spirale.

Des formations à prix d’or

Le business tourne. Une formation de trois jours en France : 3 000 €. Quatre jours à Bali : 3 600 €. Dans un autre groupe, les séances sont gratuites, mais chacun donne ce qu’il veut. Une adepte confie : « Je donne 20 € tous les mois. » La psychologue prévient : « Dans les groupes sectaires, plus on donne, plus on pense que ça va avoir des effets positifs. »

Des psychologues « maison » pour crédibiliser la méthode

La formatrice s’entoure de psychologues qu’elle a formés elle-même. La spécialiste explique : « Dans tous les groupes sectaires, c’est comme ça que ça fonctionne. Le leader s’entoure de personnes qui vont crédibiliser sa méthode. »

Le partage d’expérience, miroir du groupe

Chaque séance se termine par un tour de parole. Chacun raconte ce qu’il a ressenti. Extraits : « J’ai ressenti énormément de chaleur », « j’étais angoissé et là c’est OK », « j’ai eu très très mal dans les vertèbres ». La psychologue souligne la pression sociale : « Si quelqu’un ose dire que ça va pas, il va avoir une sanction psychologique – culpabilisation, ridicule, rejet. »

Les cours ont déjà fait l’objet de signalements et de demandes d’avis à la MIVILUDES. Rien n’a filtré, pour l’instant, sur d’éventuelles suites.

📰Source :YouTube

Par la rédaction de Le Dossier

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