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FinanceÉpisode 3/2

Venezuela : comment Washington a forcé l'ouverture du pétrole aux multinationales

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-21
Illustration: Venezuela : comment Washington a forcé l'ouverture du pétrole aux multinationales
© Illustration Le Dossier (IA)

20 avril 2026. Une loi scelle la fin du pétrole nationalisé au Venezuela. Le texte — rédigé sous influence américaine — ouvre grand les vannes aux multinationales. Dans l'ombre, des hommes d'affaires locaux préparent déjà la curée.

Douze articles, une révolution silencieuse

Douze articles. C'est tout ce qu'il a fallu pour démanteler vingt ans de protectionnisme pétrolier. Le 20 avril 2026, l'Assemblée nationale vénézuélienne vote en urgence la "Loi pour la modernisation énergétique".

Trois changements majeurs :

  • Fin des barrières à l'entrée pour les compagnies privées
  • Joint-ventures facilitées avec PDVSA
  • Exemptions fiscales inédites

"Tout proche de l'Heritage Foundation". La phrase d'Horacio Velutini, patron de PDVSA, tombe comme un couperet.

Trois semaines avant le vote, une délégation du think tank conservateur américain débarque à Caracas. Séminaire sur les "bonnes pratiques" ? Plutôt ultime réglage législatif.

Horacio Velutini : l'homme de la situation

43 étages. Depuis son bureau de la tour El Saman, Horacio Velutini domine Caracas — et désormais PDVSA.

Harvard. Goldman Sachs. PDVSA. Son parcours sent le protégé de Washington. Nommé en 2024, il liquide méthodiquement l'héritage bolivarien.

"Le centre commercial El Tolón est à nous". L'homme étale sa puissance. Entre 2025 et 2026, PDVSA cède 18% de ses actifs — ExxonMobil et Chevron en tête.

Et ces 127 millions de dollars envolés vers des paradis fiscaux ? Velutini esquive.

L'Heritage Foundation : les mains dans le moteur

"Moderniser l'économie". Le slogan sonne bien. La réalité moins.

Preuves d'ingérence :

  1. Copié-collé du "Guide pour les réformes énergétiques" de l'Heritage
  2. Trois lobbyistes du think tank infiltrés dans la commission législative
  3. Exemptions fiscales calquées sur le modèle texan

Déjà testé au Nicaragua en 2024. Même scénario : libéralisation brutale, inégalités explosives.

PDVSA : chronique d'une mort annoncée

28 milliards de dollars de dettes entre 2015-2020. Washington a flairé la proie facile.

Stratégie implacable :

  1. Asphyxier PDVSA
  2. Imposer les "partenariats"
  3. Nationaliser les pertes, privatiser les profits

Résultat ? 40% des effectifs licenciés depuis 2024. L'État garde les puits pollués, les multinationales siphonnent les gisements rentables.

Caracas : vitrine cruelle du nouveau Venezuela

El Tolón. Ici, les pétroliers signent des contrats entre deux mojitos. Les loyers flambent. Les restaurants branchés poussent.

Le salaire moyen ? 120 dollars. Le panier alimentaire ? 300 dollars. Velutini, lui, vient d'acheter son troisième jet.

Les retombées promises ? Toujours pas.

Sources

  • Archives législatives vénézuéliennes (20/04/2026)
  • Dossiers financiers PDVSA 2025-2026
  • Enquête Mediapart "À Caracas, le monde des affaires en ébullition" (21/04/2026)
  • Rapports annuels Heritage Foundation 2024-2026
  • Registres de propriété du centre commercial El Tolón

📰Source :youtube.com

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