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Politique

Violences scolaires : une loi transpartisane sacrifiée par calcul politique

Gabriel Attal a torpillé une proposition de loi contre les violences scolaires soutenue par plus de 100 députés. Un texte transpartisan enterré pour ne pas faire gagner des points à la gauche.

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-07
Illustration: Violences scolaires : une loi transpartisane sacrifiée par calcul politique
© YouTube

Quand les chiffres donnent froid dans le dos

1500 ans. C'est le temps qu'il faudrait pour contrôler tous les établissements privés sous contrat au rythme actuel. (Oui, vous avez bien lu.)

Le texte rejeté ce matin changeait la donne. Onze articles ciselés après 100 auditions : reconnaissance officielle des violences, fonds d'indemnisation, contrôles renforcés. La première mouture d'une vraie protection.

Paul Vanier (LFI) et Violette Spielbout (Renaissance) avaient réussi l'impossible : un compromis transpartisan. "Le rapport initial a été voté à l'unanimité", rappelle Spielbout. Du travail parlementaire dans ce qu'il a de plus noble.

L'abstention qui tue

Tout s'est joué à 11h23. Gabriel Attal, président du groupe Ensemble, lève la main pour s'abstenir. Le texte tombe à l'eau.

Pourtant, l'ancien ministre de l'Éducation ne rejette pas le fond. "Le problème, c'est que je le signe avec Paul Vanier", confie Spielbout, gênée. La faute à qui ? À cette logique malsaine du "tout sauf LFI" qui paralyse l'Assemblée.

Les victimes, elles, ne s'y trompent pas. "C'est une trahison", lance Constance Bertrand du collectif Saint-Dominique. Leur colère est palpable. Ils attendaient des actes depuis des années. On leur offre des calculs d'appareil.

La mécanique du sabotage

Derrière ce rejet, une stratégie.

Attal veut la présidentielle de 2027. Il ne peut pas se permettre de donner des victoires à la gauche. Même sur un sujet aussi crucial. Même avec des mesures qu'il approuve.

Les autres groupes ? LR et le RN ont voté contre par réflexe. Mais seul Attal avait le pouvoir de faire basculer le vote. Il a choisi. Son ambition contre la protection des enfants.

Maintenant, on fait quoi ?

Le texte est mort. Pour combien de temps ?

Vanier pourrait se retirer pour laisser Renaissance le reprendre. Mais ce serait avouer l'hypocrisie du système. Les associations, elles, promettent de se battre. "On ne lâchera rien", prévient Bertrand.

Une certitude : ce 7 mars 2026 restera comme le jour où la politique a prévalu sur l'intérêt des enfants. Gabriel Attal en portera la marque. Comme une tache.

Mini-Quiz1/3

Combien d'années faudrait-il pour contrôler tous les établissements privés sous contrat au rythme actuel selon l'article ?

Par la rédaction de Le Dossier

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