Violences contre journalistes : LFI dans le viseur

Scènes de guerre civile médiatique
La vidéo tourne en boucle sur les réseaux : une équipe de reporters encerclée, bousculée, leur matériel volé. "Notre caméra a pris trois coups, mon micro finira dans le caniveau", raconte Thomas L., pigiste pour BFMTV. Les images montrent pire : une jeune journaliste de LCI pourchassée sur 50 mètres par des manifestants. Son crime ? Avoir osé filmer.
Et pourtant. Cette marche devait célébrer l'union populaire. Elle a révélé une haine sourde contre la presse. "Si les CRS n'étaient pas là, je ne donne pas cher de ma peau", confie une reporter de France 3, encore tremblante. Derrière elle, un graffiti fraîchement tagué : "Médias = collabos'."
Racisme et purge politique : le cocktail explosif
Trois éléments glaçants émergent des témoignages :
- Les insultes racistes envers les agents de sécurité noirs — "Vous êtes juste bons à ouvrir les portes !"
- La menace explicite contre un journaliste du Figaro : "On va te suivre jusqu'à ton putain de studio"
- Le discours d'Ali Diarra, maire de La Courneuve : "Le PS n'a rien à foutre ici en 2027"
Une purge ? "C'est clair comme de l'eau de roche", lâche Marc D., envoyé spécial du Monde. Ses lunettes brisées pendent à son cou comme un trophée macabre.
Ces témoins qu'on veut faire taire
- Sarah K. (France Info) : "Ils m'ont traitée de 'pute à Bolloré'. Mon preneur de son a reçu un coup de coude dans les côtes."
- Mohamed T. (AFP) : "Le même type qui m'insultait à Villeneuve-Saint-Georges était là. Cette fois, il promettait de 'régler son compte' aux 'vendus'."
- Agent de sécurité (sous anonymat) : "Noir de service... Après 12 ans dans l'armée, c'est la première fois qu'on me crache ça au visage."
Question rhétorique : comment une marche antiraciste en vient-elle à produire... du racisme ?
La mécanique de la peur
Ça commence par des regards appuyés. Puis des bousculades "accidentelles". Enfin, les mots qui libèrent la violence : "Fascistes !', 'Menteurs !', 'On vous aura !'."
Les journalistes connaissent la partition. Mais là, quelque chose a changé. "Avant, on insultait notre travail, analyse Pierre R. de Mediapart. Maintenant, c'est notre existence qu'on remet en cause."
Où sont les condamnations ?
Le silence des responsables LFI fait mal. Seul Jean-Luc Mélenchon a tweeté : "Toute violence est inacceptable' — sans mentionner les cibles journalistiques. Pendant ce temps, sur Telegram, les militants célèbrent 'la déroute des chiens de garde'."
La boucle est bouclée. Une manifestation contre les violences policières a généré... des violences contre la presse. Ironie ? Hypocrisie ? L'histoire jugera.
Sources
- Témoignages des journalistes
- Images des incidents
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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