Vinted : un vendeur propose une fillette de 7 ans pour 12 000 €

Un vendeur a proposé une fillette de 7 ans pour 12 000 euros sur Vinted. Un journaliste de 20 Minutes a découvert l'offre.
Le piège de la télécommande à 20 000 euros
Tout commence par une annonce étrange. Un vendeur met en ligne une télécommande de climatisation à 20 000 euros. Pourquoi un tel montant ? La journaliste de 20 Minutes creuse. Elle contacte le vendeur via la messagerie. La réponse ne tarde pas.
Selon la source, le vendeur ne parle pas de climatisation. Il propose autre chose. L’annonce est restée à peine quelques minutes en ligne — juste le temps de contacter le vendeur.
Et là, ça bascule. Le vendeur aurait explicitement proposé une fillette de 7 ans pour 12 000 euros. Un montant précis. Un âge précis. Une offre qui dépasse l’entendement.
Des messages conservés, des preuves en main
La journaliste a gardé les échanges. 20 Minutes affirme avoir échangé directement avec le vendeur. Les messages sont sans équivoque : il ne s’agit pas d’une figurine, mais d’un enfant. Vinted, plateforme de vente entre particuliers, est censée héberger des vêtements, des accessoires, des objets du quotidien. Pas des êtres humains.
Pourtant, le vendeur a utilisé ce canal. Pourquoi ? La question reste ouverte. L’anonymat complique l’identification. Aucun nom, aucune adresse vérifiée. Seulement un pseudo et une annonce factice.
La journaliste a signalé l’offre à Vinted. La plateforme a-t-elle réagi ? Les détails sont flous. 20 Minutes n’a pas précisé si le compte a été suspendu ou si une plainte a été déposée. Ce qui est sûr : l’affaire est désormais entre les mains des autorités.
Vinted face à un possible trafic d’enfants
Vinted, entreprise française basée à Vilnius, compte des millions d’utilisateurs. Chaque jour, des milliers d’annonces sont publiées. La modération est automatisée — des algorithmes censés détecter les contenus illicites. Mais une télécommande à 20 000 euros n’a déclenché aucune alerte.
Comment un tel contournement est-il possible ? Le vendeur a utilisé un prix anormalement élevé pour attirer l’attention — ou pour masquer son offre. Les systèmes de Vinted n’ont pas détecté l’anomalie. C’est un journaliste qui a fait le travail.
La plateforme a-t-elle une responsabilité ? La législation française impose aux places de marché de signaler les contenus illicites aux autorités. Vinted dispose d’une équipe de modération. Mais dans ce cas, l’offre a été repérée par un humain, pas par un algorithme.
Les suites judiciaires restent à écrire
Aucune information n’a filtré sur une éventuelle enquête. Le parquet n’a pas communiqué. Le vendeur est toujours anonyme. La fillette, si elle existe, n’a pas été identifiée. L’affaire soulève des questions terribles : s’agit-il d’un trafic d’enfants organisé ? D’une provocation ? D’une blague macabre ?
Voilà les faits : une offre d’achat d’un enfant a été formulée sur une plateforme grand public. 12 000 euros pour une vie humaine — un montant dérisoire. Mais il correspond à une transaction réelle, avec un prix, un objet : un enfant.
20 Minutes a publié son enquête. D’autres médias ont relayé l’information. L’affaire fait le tour des rédactions. Mais les réponses manquent.
Une plateforme sous pression
Vinted n’a pas commenté publiquement l’affaire. Contacté par Le Dossier, le service presse n’a pas répondu dans l’immédiat. La plateforme a déjà été critiquée pour sa modération. Mais jamais un trafic d’enfants.
Le cas est inédit. Il met en lumière les failles des systèmes automatisés. Une télécommande à 20 000 euros aurait dû alerter. Elle ne l’a pas fait. Un algorithme n’a pas de conscience. Un journaliste, si.
La question devient politique : faut-il renforcer la modération humaine sur les places de marché ? Les plateformes doivent-elles être tenues responsables des contenus illicites ? Le droit français prévoit déjà des obligations, mais leur application reste aléatoire.
Ce que l’on sait, ce que l’on ignore
Les faits vérifiés sont minces, mais solides. Un vendeur a proposé une fillette de 7 ans pour 12 000 euros via Vinted. L’offre a été découverte par un journaliste de 20 Minutes. Les messages ont été conservés. Le vendeur est anonyme. Aucune suite judiciaire n’a été annoncée.
Ce que l’on ignore : l’identité du vendeur, l’existence réelle de l’enfant, les motivations, les éventuels complices. L’enquête, si elle existe, n’a pas été rendue publique.
Une chose est sûre : ce n’est pas une erreur. C’est un acte délibéré. Et il a eu lieu sur une plateforme que des millions de Français utilisent chaque jour.
Sources
- 20 Minutes – enquête originale sur la proposition d’achat d’une fillette de 7 ans pour 12 000 euros sur Vinted.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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