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Faits diversÉpisode 12/13

Charlotte Bertuletti : son oncle mis en examen pour homicide volontaire après deux mois d'enquête

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-24
Illustration: Charlotte Bertuletti : son oncle mis en examen pour homicide volontaire après deux mois d'enquête
© Ollie Craig / Pexels

L'accident qui n'en était pas un

Le 25 mai 2026, à Vars Sainte-Marie, dans les Hautes-Alpes, Charlotte Bertuletti, 41 ans, est atteinte à la gorge par un projectile. Héliportée au CHU Grenoble Alpes, elle décède quelques heures plus tard. Le drame a lieu entre 7 heures et 7 h 30. La quadragénaire participait au transport de matériel d'imprimerie entreposé chez son oncle, en compagnie de quatre proches : sa mère, son compagnon, sa sœur et un cousin. Tous entendent une détonation. Personne ne voit le tireur.

Pendant près de deux mois, l'enquête piétine.

Puis les analyses de la police technique et scientifique changent tout. Selon le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, cité par Actu17, les prélèvements révèlent une quantité importante de poudre sur le pantalon du septuagénaire. Aucune des autres personnes présentes n'en porte de trace. « De quoi situer l'oncle à moins de 2,50 mètres de l'arme au moment du tir », explique le magistrat. Le projectile ? Une munition de calibre 22 Long Rifle — « pas une munition de tueur, mais une munition de chasse », précise-t-il.

Ce qui s'est passé exactement

Le 25 mai, donc. Charlotte Bertuletti, une habitante de Guillestre, aide sa famille à déménager du matériel d'imprimerie. L'arme détenue illégalement par son oncle se trouve sur place. Un coup part. La balle atteint la gorge de la quadragénaire. Les secours l'évacuent par hélicoptère. Son décès est constaté le même jour. Les quatre autres personnes présentes sont entendues. Toutes affirment n'avoir vu personne tirer. L'enquête est confiée à la section de recherches (SR) de la gendarmerie de Marseille, sous la supervision du pôle criminel de Grenoble.

Pendant près de deux mois, aucune interpellation n'a lieu. Le tournant intervient avec les résultats de la police technique et scientifique. Les prélèvements effectués juste après les faits sont analysés. Ils montrent que seul l'oncle porte des traces de poudre. Les autres membres de la famille n'en ont aucune. Selon le procureur, cela situe le tireur potentiel à une distance inférieure à 2,50 mètres. L'arme utilisée : un calibre 22 Long Rifle, une munition de chasse. Les analyses médico-légales confirment le type de projectile.

Garde à vue, aveux, mise en examen

Le mardi 21 juillet 2026, les gendarmes placent en garde à vue l'oncle et les quatre autres personnes présentes le jour du drame. L'interrogatoire dure quarante heures. Pendant les quatre premières auditions, le septuagénaire maintient n'être en rien concerné par la mort de sa nièce. Lors de la cinquième, il « reconnaît finalement son implication », selon le procureur. Il explique qu'un coup de feu est parti accidentellement de son arme. Il est mis en examen pour « homicide volontaire » et placé en détention provisoire le 24 juillet.

L'homme affirme le caractère accidentel du tir. Voilà. Le pôle criminel de Grenoble suit l'affaire.

Sources : Actu17 (article du 24 juillet 2026) ; déclarations du procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux.

📰Source :youtube.com

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