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PolitiqueÉpisode 14/11

Kiev : 17 morts, zéro interception – le prix de l'attentisme

Par la rédaction de Le Dossier · 6 AOÛT 2026
Illustration: Kiev : 17 morts, zéro interception – le prix de l'attentisme
© YouTube

Une nuit d'enfer

Les premières explosions déchirent le ciel de Kiev. Les habitants n'ont que quelques minutes pour courir aux abris. Trop tard pour certains — trop tard pour les huit civils qui attendaient ce train à 30 kilomètres de la capitale, et qui n'est jamais arrivé. L'attaque aérienne les surprend sur le quai. Huit morts, selon le gouvernement ukrainien. Dix-sept autres sont hospitalisés.

Le principal centre de tri du service de livraison Nova Pochta a été pris pour cible. Trois personnes ont été tuées. Plus loin, un centre commercial Epic Center brûle. Des entrepôts de matériaux, une brasserie, un dépôt ferroviaire : toute la banlieue industrielle de Kiev a été visée.

Volodymyr Zelensky a écrit sur son compte X : « Les intercepteurs de missiles balistiques auraient pu sauver la vie de victime. Aujourd'hui, il est essentiel que nos partenaires comprennent que les retards de livraison ou le refus de fournir des systèmes antimissiles balistiques entraînent directement de telles pertes humaines et des destructions aussi effroyables. »

L'armée de l'air ukrainienne n'a pas réussi à intercepter le moindre missile russe. Sur les 24 missiles balistiques et 4 missiles hypersoniques tirés, zéro interception.

Un record de violence

Il ne s'agit pas d'un accident. Cette frappe s'inscrit dans une escalade méthodique. En juillet 2024, l'Ukraine avait déjà enregistré un record : 126 missiles balistiques russes tirés, selon les chiffres du gouvernement ukrainien. Ajoutez 8 300 bombes planantes guidées par satellite. Résultat : 400 civils tués — le mois le plus meurtrier depuis avril 2022.

La Russie innove. Elle déploie des drones équipés de moteurs à réaction, des missiles de croisière, des bombes planantes qui rasent des villes entières. Mais le vrai problème, c'est le missile balistique. Il monte à 50 kilomètres d'altitude, redescend à 5 000 km/h. Pour l'intercepter, il faut un système comme le Patriot américain ou le SAMP/T franco-italien. Et ces systèmes, l'Ukraine n'en a pas assez.

Volodymyr Zelensky a écrit sur son compte X : « Les intercepteurs de missiles balistiques auraient pu sauver la vie de victime. »

Le gouffre des intercepteurs

Pourquoi cette pénurie ? Plusieurs causes. D'abord, les stocks. Les États-Unis, principal fournisseur des missiles Patriot, ont dû en rapatrier une partie vers le Moyen-Orient. Ensuite, la lenteur européenne. « L'Europe est venue progressivement dans ce conflit. Transformer une capacité économique en capacité militaire prend du temps », selon la source.

Le système SAMP/T, équivalent européen du Patriot, n'existe qu'à 16 exemplaires dans le monde. Deux sont en Ukraine. Insuffisant. Les Ukrainiens développent leur propre missile, le Freya, en partenariat avec une douzaine d'entreprises européennes de défense, dont FirePoint. Mais cela prendra des mois, voire des années. « Dans un système européen, ce serait plusieurs années. En Ukraine, peut-être plusieurs mois », selon la source.

Pendant ce temps, les Russes frappent. Ils ont visé des infrastructures civiles : centres logistiques, gares, entrepôts. Selon la source, « les Russes frappent à l'aveugle, alors que les Ukrainiens ciblent des sites stratégiques : raffineries, dépôts militaires. »

Les réactions : indignation et promesses

Emmanuel Macron a déclaré : « La Russie doit payer le prix de son agression. »

Sources

📰Source :youtube.com

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