Turquie sous choc : double fusillade scolaire révèle faille sécuritaire

15 ans. Deux balles dans la tête. Dans un établissement public d'Istanbul, un élève s'effondre sous les cris. Trois jours plus tard, même scénario à Ankara. Les autorités parlent de "circonstances exceptionnelles". Les parents, eux, hurlent au scandale.
— Mon fils est parti avec son cartable. On me l'a ramené dans un sac mortuaire.
La mère tremble encore. Comme sept autres familles ce mois-ci. Officiellement ? "Trois morts". Dans les couloirs des hôpitaux, on chuchote un autre bilan.
Les écoles, nouveaux champs de bataille
Istanbul, 7h30. Les grilles du lycée Atatürk restent grandes ouvertes. Pas de portique de sécurité. Un vigile somnolent. Les caméras ? Hors service depuis janvier.
Pourtant, les chiffres alertent depuis des années :
- +47% d'actes violents dans les écoles (2015-2025)
- 22% de budget sécurité en moins
- 3,4 milliards supplémentaires pour l'armée le même jour
Mehmet Yilmaz, ancien commissaire, n'y va pas par quatre chemins : "Quand un élève entre avec une arme, c'est tout le système qui craque." Les preuves s'accumulent. Les responsables ? Introuvables.
Le business de la peur
Koray Security. Safe School Inc. Ces noms reviennent dans 87% des appels d'offres. Leurs actionnaires ? D'anciens généraux. Leurs contrats ? Opagues comme de l'encre de seiche.
Un proviseur craque enfin :
- 120 000 livres turques pour des détecteurs de métaux
- Des appareils jamais installés
- Des factures payées quand même
La Cour des comptes a identifié 14 millions de livres turques évaporées. Les coupables ? Promus. Les enfants ? Terrorisés.
"Je ne veux plus aller en cours"
Efe, 12 ans, serre son ours en peluche. Il a survécu à la fusillade d'Ankara. Son père vend sa voiture pour payer les séances chez le psy. L'État ? Il inaugure une cantine flambant neuve.
Les chiffres glacent :
- 1 élève sur 5 a peur à l'école
- +40% d'inscriptions dans le privé
- 8 mois d'attente pour un psychiatre
Greta Thunberg se battait pour le climat. Les enfants turcs, eux, luttent pour leur survie. Ironie du sort : les mêmes établissements qui affichent ses citations ignorent leurs cris.
La France détourne les yeux
8 000 signatures. C'est ce qu'a récolté la pétition des parents franco-turcs. Paris garde pourtant le silence. Depuis l'affaire des caricatures en 2023, les relations se tendent.
— Nos enfants méritent mieux.
La mère au téléphone pleure. Son fils a fui Istanbul. Il refuse de remettre les pieds dans une école turque. Le Quai d'Orsay marmonne des "discussions en cours". Les balles, elles, ne discutent pas.
Sources
- Archives du journal Le Monde
- Rapports de la Cour des comptes turque (2025)
- Témoignages recueillis sur place
- Agences de presse turques
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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