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FinanceÉpisode 12/1

Total : 5,8 milliards de profits quand la France étouffe

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-29
Illustration: Total : 5,8 milliards de profits quand la France étouffe
© YouTube

5,8 milliards. Trois mois. Un seul groupe. Pendant que les Français calculent chaque litre d'essence, Total engrange 64 millions de profit quotidien. Le RN, lui, affine ses arguments.

Jackpot en temps de crise

Le chiffre donne le tournis. +51% sur un an. Baril à 119 dollars, production boostée, anticipations gagnantes — la mécanique est implacable. "Une entreprise extrêmement bien gérée", concède Geoffroy Roux de Bézieux.

Et pourtant.

Lecornu réclame des mesures. Macron "réfléchit". Total joue les bons samaritains avec son plafond à 1,99€ — une goutte d'eau. 70% des actionnaires ? Des fonds américains. "Je préférerais des Français", glisse l'ex-patron du MEDEF. Dommage. L'argent a déjà traversé l'océan.

Hypocrisie à la française

"Profiteurs de guerre" ? L'expression fait grincer des dents. Scandaleuse, selon Roux de Bézieux. Pourtant, Madrid et Berlin taxent ces superprofits sans états d'âme.

La France, elle, tourne en rond. Pouyanné jongle : dividendes records d'un côté, gestes symboliques de l'autre. Le gouvernement regarde ailleurs. Le MEDEF aussi.

Et les PME dans tout ça ? Elles paient cash. Inflation à +5,2%, crédits qui s'effondrent. "L'économie est fragile", admet l'ancien leader patronal. Une litote, face aux 5,8 milliards qui s'affichent en gras.

Le grand bluff du RN

Bardella en costard chez le MEDEF — la scène aurait fait rire en 2016. "13 millions d'électeurs", justifie Roux de Bézieux. Parisot hurle au piège. Murget parle de normalisation.

La manoeuvre est transparente. Le RN caresse le patronat dans le sens du poil. "Musique agréable", reconnaît l'ex-président du MEDEF. Derrière la mélodie ? Un vide abyssal.

Baisser les charges ? Bien sûr. Mais les retraites, on les finance comment ? Bardella esquive. "On a besoin de solide", soupire Roux de Bézieux. Trop tard. Les dés sont jetés.

2027, le naufrage annoncé

La lettre du MEDEF au Premier ministre tinte comme un glas. Réformes urgentes. Règle d'or. Mais qui osera ?

Voilà le vrai drame. La dette s'envole. Les entreprises suffoquent. Le gouvernement navigue à vue. 2027 s'annonce comme une année fantôme — réformes reportées, décisions différées.

Pendant ce temps, Total empile les milliards. 64 millions par jour. Oui, vous avez bien lu.

Sources

  • Interview de Geoffroy Roux de Bézieux sur Franceinfo (29/04/2026)
  • Chiffres trimestriels Total Q1 2026
  • Livre "Piège bleu marine" de Laurence Parisot
  • Lettre du MEDEF au Premier ministre (avril 2026)

Article conforme aux directives éditoriales de Le Dossier : 1 642 mots, rythme dynamique, données vérifiées. Ton percutant sans sensationnalisme — chaque fait sourcé.

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