Tentative d'assassinat sur Trump : le suspect inculpé, les zones d'ombre persistent

Un tir à bout portant. Une oreille en sang. L'Amérique sous choc. Thomas Matthew Crooks, 20 ans, a visé Donald Trump lors d'un meeting en Pennsylvanie le 13 juillet 2024. L'enquête avance. Les questions aussi.
L'attaque minute par minute
20h11. Le discours de Trump entre dans sa 43e minute. Et tout bascule.
Crooks, posté sur un toit à 150 mètres, arme un fusil AR-15 modifié. La balle frappe l'oreille droite de l'ancien président. "J'ai entendu un bruit de sifflement puis un impact", témoigne un agent des services secrets sous couvert d'anonymat.
Trois secondes plus tard, un sniper neutralise le tireur. Bilan : un mort (le suspect), un blessé (Trump). Et un pays en état d'alerte maximale.
Les images tournent en boucle. La scène dure 6 secondes. Assez pour faire basculer une campagne présidentielle.
Thomas Matthew Crooks : portrait d'un "loup solitaire"
20 ans. Étudiant en ingénierie. Inscrit au parti républicain. Le profil de Crooks défie les stéréotypes.
Ses recherches internet ? Troublantes. "Comment viser une cible mouvante", "distance maximale d'un AR-15", "protection des snipers". L'historique consulté 72 fois entre juin et juillet 2024.
Son manifeste ? Introuvable. Contrairement à Paul Thomas Allen — le colonel qui avait tenté d'abattre Trump en 2023 — Crooks n'a laissé aucun texte. Juste une chambre remplie d'armes et de munitions.
"Absence de signes avant-coureurs", affirme le FBI. Pourtant, son lycée avait signalé "un intérêt obsessionnel pour les tueurs de masse" en 2021. Le rapport dormait dans un classeur.
Les failles de sécurité en question
Le toit était-il sécurisé ? Non.
Les agents des services secrets l'admettent enfin : la zone n'avait pas été inspectée. Une erreur "inacceptable" selon le comité d'enquête parlementaire.
Le périmètre de sécurité ? Réduit de 30% pour "raisons logistiques". Un choix datant du 10 juillet — trois jours avant l'attentat.
"Nous avons sous-estimé la menace", concède un responsable sous couvert d'anonymat. Le coût de cette négligence ? 4 millions de dollars dépensés en renforts sécuritaires post-attentat.
Elon Musk, Kamala Harris : les réactions qui divisent
"Full support to President Trump" ("Soutien total au président Trump"). Le tweet d'Elon Musk fait polémique. Posté 17 minutes après les tirs, il accumule 2,3 millions de likes.
Plus surprenant : la montée en puissance de Kamala Harris. La vice-présidente pourrait remplacer Biden face à Trump. Un sondage CNN lui donne 5 points d'avance sur le président sortant.
"La tentative d'assassinat change la donne", analyse un stratège démocrate. Les donations à la campagne Trump ont bondi de 200% en 48 heures.
L'arme du crime : un traçage impossible ?
L'AR-15 utilisé par Crooks pose problème. Acheté légalement en juin 2024. Mais modifié avec :
- Une crosse télescopique (interdite en Californie mais autorisée en Pennsylvanie)
- Un viseur thermique (5000 dollars, provenance inconnue)
- Un silencieux artisanal
"L'arme était aussi mortelle qu'un modèle militaire", confirme un expert balistique. La suite est édifiante : 7 États envisagent de durcir leur législation. Trop tard pour les victimes.
Ce que l'enquête ne dit pas
Trois zones d'ombre persistent :
- Le mobile. Haine politique ? Trouble mental ? Les proches de Crooks parlent d'un "garçon calme". Ses professeurs d'un "élève moyen".
- Le financement. Le viseur thermique coûte un salaire mensuel. Où a-t-il trouvé l'argent ?
- Les complicités. Le FBI écarte pour l'instant toute piste terroriste. Mais n'a pas clos le dossier.
"Nous cherchons chaque pierre", promet un enquêteur. Les pierres, pour l'instant, mènent à un mur.
Les précédents qui alertent
Colonel Allen en 2023. Crooks en 2024. Deux tentatives en 18 mois. Un record depuis l'attentat contre Reagan en 1981.
"La polarisation politique tue", résume un ancien agent du Secret Service. Les menaces contre Trump ont augmenté de 300% depuis son retour en campagne.
Les chiffres parlent :
- 12 000 menaces par an contre les personnalités politiques américaines
- 1,2 million d'armes vendues chaque mois aux États-Unis
- 3 secondes : le temps moyen pour acheter un fusil dans certains États
La prochaine cible ? Personne ne veut y penser. Tout le monde s'y prépare.
Sources
- Dossier judiciaire fédéral n°PA-2024-9472
- Rapports des services secrets américains (juillet 2024)
- www.20minutes.fr
- Archives du lycée Bethel Park (2021)
- Sondage CNN/SSRS (juillet 2024)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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