Simone Weber, la diabolique de Nancy : un double meurtre sous le sceau de la manipulation

Cannes, 1985. Une R9 bleue moisit derrière des cartons dans un garage anonyme. À 600 km de là, à Nancy, une femme arpente les rues comme si sa vie n'était qu'une banale routine. Le contraste est glaçant.
Ces mots qui hantent encore
"Je te tuerai." Trois fois. La dernière chose qu'entend Bernard Étier avant de disparaître. Cinq ans plus tôt, Marcel Fixard — son mari — mourait brutalement après leur union. Coïncidence ? La justice tranchera.
Patricia Haïtier, fille de la victime, se souvient : "Elle rôdait, convaincue de voir Bernard dans chaque voiture blanche." Une obsession.
L'arsenal de la dissimulation
Les enquêteurs déjouent son système : messages codés via les numéros du loto, voiture louée sous un prête-nom. Son appartement ? Un véritable cabinet de curiosités macabres :
- Bâtons de dynamite
- Meuleuse à béton maculée
- Digitaline — poison subtil
- Tampons pour faux papiers
Et pourtant, elle nie. Avec cette froideur qui caractérise son personnage.
Vie et mort d'une stratège
Son existence semble un défi au destin. Premier mari interné. Deuxième époux, Marcel Fixard, qu'elle épouse par procuration — un comédien joue son rôle à la mairie. Trois semaines plus tard, il est mort.
Le drame frappe aussi ses enfants : Catherine, 15 ans, emportée par une overdose médicamenteuse. Son fils met fin à ses jours sous l'uniforme.
Nancy, théâtre judiciaire
Six semaines de procès. Simone Weber se défend elle-même, impeccable dans son chemisier blanc, croix dorée scintillant à son cou. Un spectacle calculé.
Verdict : coupable pour Étier, innocentée pour Fixard. Vingt ans. Libérée en 1999, elle n'aura jamais plié. Pas un mot de remords. Pas un aveu.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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