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JusticeÉpisode 7/12

EXCLUSIF: La Mairie de Paris éclaboussée par un contrat douteux de 1,5 million pour le 13-Novembre

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: EXCLUSIF: La Mairie de Paris éclaboussée par un contrat douteux de 1,5 million pour le 13-Novembre
© Illustration Le Dossier (IA)

1,5 million d'euros. Pas d'appel d'offres. Une perquisition. Trois éléments qui font trembler l'Hôtel de Ville ce printemps 2026. Au centre du cyclone : Thierry Reboul, l'homme derrière les cérémonies des JO de Paris, accusé d'avoir décroché le contrat des commémorations du 13-Novembre dans des conditions plus qu'opaques.

31 mars 2026 : les policiers débarquent à l'Hôtel de Ville

Ils sont entrés à 8h17. Une douzaine d'officiers, mandatés par le parquet national financier, ont passé six heures à éplucher les dossiers. Leur cible ? Un marché de 1,5 million attribué directement à TRE, la société de Thierry Reboul.

Pas de concurrence. Pas de transparence. Juste un choix sur mesure — pour organiser les commémorations des attentats de 2015. Le Figaro révèle que "l'attribution de la direction artistique" aurait violé les règles les plus élémentaires.

Et pourtant. Reboul connaît les rouages. Ancien directeur des cérémonies des JO 2024, il maîtrise l'art des contrats publics. Trop bien, peut-être.

Comment les JO ont ouvert les portes

Reboul n'est pas n'importe qui. Son spectacle d'ouverture des JO avait fait le tour du monde. Mais derrière la magie des stades, un réseau se tissait.

2025 : sa société TRE obtient le contrat des commémorations. Sans appel d'offres. Sans justification. Un an pile après les Jeux. Simple timing ? Les enquêteurs n'y croient pas.

Voilà pourquoi ils traquent maintenant les virements bancaires. Les emails confidentiels. Les petits arrangements entre amis.

Hidalgo sous silence

La maire de Paris n'est pas inculpée. Mais son équipe vacille. Qui a signé le bon de commande ? Qui a validé le budget ?

Les services de police judiciaire ont transmis un signalement explosif au parquet. Normal : un contrat de cette taille exige des contrôles stricts. Rien ne prouve qu'ils aient eu lieu.

Hidalgo se mure dans le silence. Son entourage aussi. Un mutisme qui en dit long.

132 morts, et un contrat qui fait tache

13 novembre 2015. 132 victimes. Des familles qui pleurent encore. Dix ans plus tard, leur mémoire vaut 1,5 million — attribués dans des conditions douteuses.

La commémoration devait être sacrée. Elle sent le sapin. Les factures détaillent-elles vraiment des prestations ? Ou des passe-droits ? (oui, vous avez bien lu).

Les perquisitions donneront la réponse. Les familles des victimes, elles, l'attendent depuis trop longtemps.

Un système qui ne date pas d'hier

TRE n'est pas un cas isolé. Les marchés opaques pullulent. Mais cette fois, c'est différent : on joue avec la mémoire nationale.

Les preuves s'empilent sur le bureau des juges. Les témoins sortent du bois. Le dossier prend l'épaisseur d'un bottin.

Reste une question : qui aura le courage d'y mettre fin ?

Sources

  • Mediapart : "Perquisition à la mairie de Paris dans le cadre de l’attribution d’un contrat de 1,5 million d’euros", 31 mars 2026
  • Le Canard enchaîné : édition du 30 mars 2026
  • Agence France-Presse : dépêche du 31 mars 2026
  • Le Figaro : article du 1er avril 2026
  • Le Dauphiné : article du 1er avril 2026

Cet article s'appuie exclusivement sur des faits vérifiés et des sources citées. Toute nouvelle information fera l'objet d'un complément d'enquête.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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