Après la mort de Liana, Retailleau veut castration chimique et référendum

Liana, 11 ans, a été tuée par un pédocriminel connu des services de justice. Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, propose la castration chimique obligatoire pour les pédocriminels dangereux, l’interconnexion de tous les fichiers judiciaires, et un référendum constitutionnel pour que les Français choisissent leur politique pénale.
« Un énorme scandale »
Selon la source, Bruno Retailleau s’exprime sur le plateau de BFM TV. « C’est un énorme scandale », dit-il. « Une accumulation de manquements, de ratés. » Il raconte qu’un maire l’a interpellé : des mères demandaient si leurs enfants étaient en sécurité à l’école, à la garderie, dans le périscolaire. « Ça a viré la France », assène-t-il.
Liana, selon la source, est morte. Son bourreau était dans les radars. Les signalements n’ont pas suffi. « C’est ça qui est insoutenable », insiste Retailleau. Il refuse le terme de « scandale d’État ». Mais il promet : « Il va falloir renverser la table. »
Castration chimique : le pari radical
« Aucun pédocriminel ne se sente en sécurité en France. » Bruno Retailleau le répète : il veut la castration chimique obligatoire pour les individus les plus dangereux. Aujourd’hui, ce traitement médicamenteux — qui réduit la libido — ne peut être administré qu’avec le consentement du condamné. Retailleau veut lever ce consentement.
« On l’oblige comment ? » demande la journaliste Pauline de Malherbe. « Il y a une attestation médicale au mois le mois », répond le candidat. Il faudra vérifier que le traitement est pris. Sans cela, expose-t-il, « on expose nos enfants ». Il évoque un précédent : la loi de 2008, sous Nicolas Sarkozy, qui permettait la rétention de sûreté après la prison pour les pédocriminels. « Mais vous ne les retenez jamais à vie », déplore-t-il.
Sa méthode : peines incompressibles, suppression du droit à l’inexécution des peines (loi Béloubé), et castration chimique comme solution ultime. « On ne peut pas laisser nos enfants comme une proie vis-à-vis de ces criminels. »
Le chauffeur de bus de Gap : un cas d’école
Selon la source, Le Dauphiné libéré publie un article. Un chef d’entreprise de transport — 180 salariés, 80 bus par jour, dont des bus scolaires — raconte son cauchemar. L’un de ses chauffeurs a été condamné en 2009 pour agression sexuelle sur mineur. Condamné en 2011 pour viol sur mineur. Condamné en 2026 pour détention d’images pédopornographiques. L’homme travaille depuis quatre ans en contact avec des enfants.
L’employeur l’a appris « quasiment par hasard ». Il a dû le mettre à l’écart. Mais impossible de le licencier — le droit du travail ne le permet pas sur la seule base d’antécédents judiciaires connus après l’embauche. « Moi, je vais pas le garder », dit-il au journal. Sauf que le licenciement serait à sa charge. « Tout ce que je viens de vous décrire, c’est la chaîne de l’inefficacité », commente Retailleau.
Sa proposition : permettre aux employeurs — éducation nationale, crèches privées, sociétés de transport scolaire — de consulter le fichier judiciaire avant d’embaucher, et pouvoir licencier sur-le-champ en cas de condamnation pour crimes sexuels. Il critique l’état actuel des fichiers : le CIOP (casier judiciaire), le TAJ (traitement des antécédents judiciaires), les fiches S — « ces fichiers ne communiquent pas », tonne-t-il. Il reprend une proposition du député LR Antoine Vermorel : interconnecter tous les fichiers, comme cela a été fait pour le terrorisme. « Ceux qui vous diront qu’ils veulent faire des lois sans changer la Constitution, ça sera du pipo. »
Elias, Rosa : les victimes oubliées
Selon la source, l’affaire Elias, 14 ans, tué à la machette par deux mineurs à la sortie de son entraînement de football — illustration d’une autre défaillance. Les deux agresseurs étaient condamnés. Le contrôle judiciaire n’a pas été respecté. Les signalements se sont accumulés. Le rapport commandé par le garde des sceaux — « noir sur blanc », selon Retailleau — a mis en lumière « une chaîne de dysfonctionnements ».
Prison, amendes, responsabilité collective
Bruno Retailleau ne s’arrête pas aux crimes sexuels. Il veut une révolution pénale globale. Son modèle : les Pays-Bas. « Ils incarcèrent deux fois plus que nous, mais ils ont deux fois moins de détenus », affirme-t-il. Explication : des peines courtes, immédiates, appliquées dès le premier délit grave. « 15 jours, 3 semaines », dit-il. « Une butée. On ne rigole pas. »
Il dénonce le taux de recouvrement des amendes — 20 % seulement. Sa solution : retenir sur les prestations sociales ou sur le salaire. Pour les dégradations lors de manifestations, il propose la responsabilité solidaire des casseurs. Il assume : « Tant pis si, pris dans la nasse, il y a un ou deux innocents. »
La réponse aux critiques
Selon la source, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, accuse Retailleau et Gérald Darmanin de « virilisme » et de « course à l’échalote ». Interrogé sur le plateau, le candidat balaie : « Peu importe. » Il oppose sa préoccupation aux « enfants qui meurent parce que notre société n’a pas été capable de les protéger ». Il ajoute : « Marine Tondelier vient de la gauche. Cette culture de l’excuse sociale, c’est ce qui nous a tués. C’est ce qui a fait que notre société s’est ensauvagée. »
Il insiste : « Je veux une société intraitable, implacable avec ceux qui commettent des violences sur des enfants, sur des femmes. » Les Français, selon un sondage BFM TV, partagent majoritairement son inquiétude.
Reste une question centrale : comment interconnecter les fichiers judiciaires sans violer les libertés fondamentales ? Le Conseil constitutionnel a déjà censuré plusieurs lois pénales. Retailleau veut contourner l’obstacle par la voie référendaire. « Aujourd’hui, la Constitution ne permet pas de soumettre un projet de loi sur la justice pénale au référendum. Demain, ce sera le cas si je suis élu. »
Sources : Le Dauphiné libéré (article sur le chauffeur de bus de Gap) ; Sondage BFM TV ; Rapport commandé par le garde des sceaux sur l’affaire Elias ; Loi Béloubé sur l’inexécution des peines ; Loi de 2008 sur la rétention de sûreté.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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