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Justice

RÉCIDIVE ALCOOL AU VOLANT : LE DÉNI QUI PERSISTE

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-25
Illustration: RÉCIDIVE ALCOOL AU VOLANT : LE DÉNI QUI PERSISTE
© YouTube

Trois mois ferme. Un mandat de dépôt qui claque comme un coup de tonnerre. Et pourtant, même face au juge, l'homme maintient son mensonge : "Je ne bois pas". Quatre condamnations au compteur, mais toujours ce mur de déni. La justice, cette fois, a cessé de discuter.

23h10, un feu rouge qui change tout

Ce soir-là, tout bascule parce qu'un feu passe au rouge. Les policiers voient la voiture franchir la ligne. Ils suivent. L'interpellation ne prend pas trois minutes.

L'homme a les yeux vitreux. Son haleine sent le whisky à trois mètres. Ses phrases s'embrouillent — oui, vous avez bien lu. Mais quand arrive l'éthylotest, le cirque commence.

"J'ai soufflé !" ment-il effrontément. Les agents le savent : il simule. Embout en bouche, joues gonflées... mais pas un souffle. Au poste, rebelote. "Nez cassé", prétend-il. Personne n'y croit.

20 ans de déni en 3 condamnations

2003 : deux mois avec sursis. 2007 : quatre mois, mise à l'épreuve. 2009 : six mois dont trois ferme. À chaque fois, la même rengaine des juges : "Faites-vous soigner". À chaque fois, le même refus.

Et aujourd'hui ? Devant le tribunal, l'homme persiste : "Je ne consomme pas". Le juge fronce les sourcils. Les dossiers s'empilent sur son bureau — preuves accablantes d'un alcoolisme qui dure depuis deux décennies.

"Vous êtes un danger public"

Le procureur frappe du poing. Six mois ferme, c'est sa demande. Pas de compromis.

"Regardez son dossier ! Trois condamnations, zéro prise de conscience. Il roule saoul, ment aux agents, trompe la justice. Combien de feux rouges avant qu'il ne tue quelqu'un ?"

L'accusation est cinglante. Imparable. Les faits sont là, têtus comme l'alcoolique devant ses juges.

La défense joue la carte santé

L'avocat tente un coup de poker. "Aucune preuve formelle d'ivresse ! Des yeux rouges ? Ça pourrait être une conjonctivite."

Puis change de stratégie : "Si vraiment il était ivre, alors c'est un malade. La prison aggraverait son cas." Il plaide pour un centre de soins. Le tribunal écoute, mais les sourcils restent froncés.

Verdict : la prison, enfin

3 mois ferme. Mandat de dépôt exécuté sur-le-champ. Permis annulé. Soins obligatoires.

Le juge a tranché net : "Assez de sursis, assez de chances. Vous conduirez en sortant ? Non. La société doit être protégée."

Voilà. Après 23 ans de déni, les portes de la prison claquent. Trop tard ? Peut-être. Mais nécessaire.

Et maintenant ?

Trois questions hantent le tribunal :

  1. La prison brisera-t-elle son déni ?
  2. Les soins suivront-ils ?
  3. Et s'il recommence ?

Les murs de la cellule ont peut-être plus de chances de le convaincre que tous les juges réunis. L'histoire le dira.

Par la rédaction de Le Dossier

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