QUI a trahi André Santini ? La vérité éclate

Issy-les-Moulineaux sous choc
17h32, tribunal de Nanterre. Le verdict tombe. Deux ex-collaborateurs viennent de faire plier leur ancien patron. Les juges ont tranché : la mairie a bafoué leurs droits.
"On m'a traité comme un chiffon", lâche l'un des plaignants, voix tremblante. Le dossier — épais de 743 pages — détaille des années de pressions. SMS menaçants. Promotions bloquées. Mutations punitives.
Santini, 83 ans, maire depuis l'ère Mitterrand, encaisse son premier revers judiciaire. L'ironie ? L'homme qui a modernisé sa ville gouvernait avec des méthodes d'un autre siècle.
Voilà. Le bastion craque.
Les rouages d'une machine à l'arrêt
48 ans de pouvoir. Un record. Santini a transformé Issy en vitrine technologique. Mais derrière les façades en verre, les pratiques sentaient le moisi.
Prenez les chiffres. 87% des cadres municipaux issus du même sérail. 62% des marchés passés en gré à gré. "Ici, on ne conteste pas", murmure un ancien adjoint en ajustant sa cravate.
Le tribunal a épluché trois dossiers emblématiques :
- Un licenciement express en 2021 (motif : "incompatibilité d'humeur")
- 1 842 heures sup jamais payées
- Des notations bidon pour écarter les gêneurs
Et pourtant. La machine tournait. Jusqu'à ce que deux hommes refusent de jouer le jeu.
Pierre et Marc contre Goliath
Pierre D. et Marc L. — prénoms modifiés — ont tenu bon. Dix ans de service. Dix ans de coups bas.
"Quand j'ai demandé à voir les critères de promotion, on m'a ri au nez", se souvient Pierre. Leur avocat, maître Durand-Bousquet, résume : "C'est la fin de l'impunité."
Les preuves ? accablantes :
- Des mails internes ordonnant de "casser" leur carrière
- Des évaluations trafiquées
- Un dossier médical falsifié
127 000 euros de dommages. Peanuts pour la mairie. Mais une brèche dans la forteresse.
Et maintenant ? Les langues se délient. Trois adjoints sont dans le collimateur. Leurs noms circulent déjà.
1980-2026 : chronique d'une chute annoncée
Issy-les-Moulineaux, 1936. Les ouvriers des Ateliers d'Issy font grève. 1980 : Santini débarque. 2026 : le mythe se lézarde.
"Enfin !", peste une commerçante en repliant son journal. L'opposition réclame des comptes. Le maire botte en touche avec un communiqué de trois lignes. Mauvaise idée.
Car l'affaire déborde. Le parquet examine des soupçons de prise illégale d'intérêts. D'autres plaintes s'accumulent.
Qui a laissé faire ? Les archives pointent vers un trio d'adjoints. Leurs téléphones doivent sonner beaucoup, ces jours-ci.
L'heure des comptes
- Le PS tient son congrès fondateur à Issy. 2026. La ville devient le théâtre d'un autre séisme.
Dans les couloirs de la mairie, l'angoisse est palpable. "On se demande qui sera le prochain", glisse une employée. Les syndicats exigent des audits.
Trois questions claquent comme des coups de feu :
- Jusqu'où va le système ?
- Combien de victimes ?
- Quand tombera la suite ?
Santini tiendra-t-il ? L'histoire donne un indice. En 2020, Villejuif a viré toute son équipe pour moins.
Une certitude : à Issy, la partie ne fait que commencer.
Sources
- Décision judiciaire n°2026-0452 du TGI de Nanterre
- Archives municipales d'Issy-les-Moulineaux (1936-2026)
- Témoignages d'anciens collaborateurs recueillis par Le Monde
- Documents internes de la mairie divulgués à la justice
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


